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Couillard attaque Lisée et le compare le PQ aux «partis populistes d’Europe»

Marc-André Gagnon | Agence QMI 

«Salissage», «dénigrement», discours de «fermeture» et «d’exclusion» dans «une parenté familière» avec les «partis populistes d’Europe»: Philippe Couillard s’attend au pire avec l’élection de Jean-François Lisée à la tête du Parti québécois.

Quelques heures à peine après la fin de la course à la chefferie du Parti québécois, le premier ministre, qui se trouve en Islande dans le cadre d’une assemblée de l’Artic Circle, s’est attaqué avec véhémence à son nouveau vis-à-vis à l’Assemblée nationale.

Le chef libéral a reproché au député de Rosemont d’avoir mené «une campagne assez basse» contre ses adversaires.

Avec son discours négatif, Jean-François Lisée amènera le Parti québécois «vers la voie des partis populistes d’Europe, la voie de l’exclusion, avec un discours qui va être très fermé par rapport à l’immigration», croit M. Couillard.

Extrême droite

Mais en Europe, c’est l’extrême droite, a soulevé une journaliste au premier ministre. «Il va se trouver dans une parenté familière», a renchéri M. Couillard.

Comme il l’avait fait en associant François Legault à Donald Trump, il y a quelques jours, le chef libéral s’est plus tard défendu de «comparer les personnes», mais plutôt le discours, «une sorte de nationalisme d’assiégé, nationalisme de peureux», a-t-il mentionné.

Lors de la course à la succession de Pierre Karl Péladeau, M. Lisée a notamment proposé d’abaisser le seuil d’immigration en plus de se poser en faveur d’un débat de société sur le port du voile intégral, la burqa et le niqab dans l'espace public. M. Couillard a rappelé qu’après la dernière campagne électorale, M. Lisée avait pourtant tenté de se dissocier de la charte des valeurs du gouvernement Marois.

Défaite d’Alexandre Cloutier

Après avoir brièvement félicité le nouveau chef du Parti québécois pour sa victoire, M. Couillard a déploré «la défaite malheureuse d’Alexandre Cloutier, qui est la défaite du discours d’ouverture, du rapprochement avec la jeunesse, d’une approche plus positive du nationalisme».

En optant pour Jean-François Lisée plutôt que son plus proche rival et député de Lac-Saint-Jean, les membres du Parti québécois ont tourné le dos «à une représentation de région», a analysé le premier ministre.

Désormais, «le Parti libéral du Québec est la seule formation dirigée par quelqu’un qui habite en région», a observé celui qui s’est fait élire dans Roberval en avril 2014, mais qui a débuté sa carrière politique en 2003 dans Mont-Royal jusqu’à ce qu’il se présente dans Jean-Talon, en 2007, pour quitter l’année suivante et revenir lors d’une partielle dans Outremont, en 2013.

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