/news/world

Trump tient une conférence avec des femmes accusant Bill Clinton

Agence France-Presse et TVA Nouvelles

Donald Trump a tenu une conférence de presse avec des femmes accusant Bill Clinton d'agression sexuelle avant le deuxième débat des candidats à la présidence des États-Unis, dimanche.

Lors de ce bref point de presse retransmis en direct sur la page Facebook de Donald Trump, quatre femmes, dont quelques-unes prétendant avoir été agressées sexuellement par Bill Clinton, ont pris la parole afin d'apporter leur soutien au candidat républicain.

L’une des femmes présentes, Juanita Broaddrick, avait donné une entrevue en 1999 à des journalistes de l’émission «Dateline NBC» où elle expliquait avoir été agressée sexuellement par Bill Clinton à la fin des années 1970.

Donald Trump avait tweeté à son sujet plus tôt dans la journée dimanche en renvoyant les internautes vers un article publié sur le site Breitbart News, une propriété de Steve Bannon, son stratège en chef.

«M. Trump a peut-être dit des mauvais mots, mais Bill Clinton m’a agressée et Hillary Clinton m’a menacée. Je ne crois pas que c’est comparable», a déclaré la dame.

Kathleen Willey (la dernière à s’exprimer dans la vidéo) a allégué lors de l'émission télévisée d'informations 60 Minutes que Bill Clinton l'avait harcelée sexuellement, le 29 novembre 1993, pendant son premier mandat de président des États-Unis. Elle avait été citée à comparaitre comme témoin lors du procès de Paula Jones pour le harcèlement sexuel que Jones aurait subi de Bill Clinton.

Paula Jones était elle aussi présente à cette conférence de presse afin d’exprimer son soutien envers Donald Trump. Ancienne fonctionnaire de l'Arkansas, elle a poursuivi Bill Clinton pour harcèlement sexuel, mais la Cour a renvoyé le procès, avant son début, en raison du fait que Jones n'avait pas réussi à démontrer un quelconque dommage. Clinton avait finalement consenti à un règlement à l'amiable en donnant 850 000 dollars.

Elles étaient accompagnées d’une quatrième femme, Kathy Shelton, qui a été agressée sexuellement à l’âge de 12 ans par un homme de 41 ans de l’Arkansas. C’est Hillary Clinton qui, à l’époque, avait représenté l’homme qui a ultimement plaidé à coupable aux accusations contre une réduction de sa peine.

«Hillary dit qu’elle est pour les femmes et les enfants, mais lorsqu’on lui a parlé de cette affaire, elle a dit qu’elle doit défendre son client qu’il ait commis ou non les actes. Maintenant, elle est enregistrée en train de rire de tout ça en disant qu’elle sait qu’il l’a fait», a déclaré Mme Shelton lors de la conférence de presse.

Quand un journaliste a voulu demandé à Donald Trump au terme de la conférence de presse ce qu’il pensait de toucher des femmes sans leur consentement, Mme Jones s’est exclamée «Pourquoi ne posez-vous pas cette question à Bill Clinton? Allez-y, demandez à Hillary aussi».

Le clan Clinton a rapidement réagi par l'entremise d'un communiqué émis par la directrice des communications de sa campagne, Jennifer Palmieri.

«Nous ne sommes pas étonnés de voir Donald Trump poursuivre sa course destructive vers les bas-fonds. Hillary Clinton comprend que l’occasion de ce débat est de s’adresser directement à l’électorat à propos des enjeux qui les concernent et ce “stunt” ne change rien. Comme toujours, elle est prête à répondre à tout ce que Donald Trump peut bien lui envoyer», peut-on lire.

Dans la même catégorie