/regional/montreal/montreal

Le métro de Montréal: inefficace et pas fiable, conclut une étude

TVA Nouvelles

Le métro de Montréal célébrera son 50e anniversaire ce vendredi. A-t-il vraiment de quoi célébrer? L’Institut économique de Montréal est d’avis que non.

Dans une étude dont TVA Nouvelles a obtenu copie, l’organisme indépendant fait état des «piètres performances» du métro.

«Les Québécois n’en ont pas pour leur argent», affirme Vincent Geloso, chercheur associé à l’IEDM. Les contribuables versent à la Société de transport de Montréal 659 millions de dollars par année. Depuis l’inauguration du métro en 1966, les coûts par kilomètre (ajustés pour l’inflation) ont grimpé de 163 %.

«C’est couteux et ça n’a pas augmenté de qualité», précise M. Geloso.

En effet, selon l’IEDM, de 1983 à 2015, les retards dans le métro sont passés de 6,3 par millions de kilomètres parcourus à 12,2, soit le double.

Solution

La solution se trouverait dans la privatisation d’une partie de la STM.

«À défaut de concurrence, très peu de raisons inciteront un monopole à améliorer sa performance, surtout s’il est copieusement subventionné», déclare Germain Belzile, chercheur associé senior à l’IEDM et coauteur de la publication.

Les exemples ailleurs dans le monde en témoignent selon l’IEDM. À Londres, les coûts d’exploitation par véhicule-kilomètre, ont diminué de 28 % entre 1985 et 2009. Aux États-Unis, la diminution a été de 70 % affirme l’Institut.

De son côté, la STM préfère attendre d’avoir l’étude en main avant de commenter davantage. Elle ajoute toutefois fermer complètement la porte à une éventuelle privatisation. En ce qui a trait à l’efficacité du système, elle précise que selon le Collège impérial de Londres, le métro de Montréal se compare très bien aux autres métros d’Europe et d’Amérique du Nord. 

Dans la même catégorie