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Les États-Unis s’emparent du débat sur les pitbulls

Camille Gaïor | Agence QMI

CAPTURE D'ÉCRAN, THE NEW YORK TIMES

Le débat sur l’interdiction des pitbulls a largement dépassé nos frontières et particulièrement intéressé les États-Unis, qui ont consacré plusieurs articles au règlement montréalais.

«Au niveau de la couverture internationale, c’est comparable à ce qu’on avait vu lors du “pastagate” ou du port du voile au soccer, mais beaucoup moins que lors du déversement dans le fleuve, même s’il y a eu plus d’émotivité sur la question des pitbulls», a expliqué Jean-François Dumas, de la firme Influence Communication, une société d'analyse de médias.

Au Québec, c’est lors de la mort de Christiane Vadnais, point de départ du débat sur les pitbulls, que la nouvelle a pris le plus de place. Aux États-Unis, c’est l’entrée en vigueur du règlement et sa contestation devant les tribunaux qui a allumé la mèche.

Sur 140 articles publiés dans le monde et répertoriés par Influence Communication, une soixantaine l’ont été dans les trois dernières semaines.

«Dans la semaine du 3 au 9 octobre, les pitbulls [ont fait] la manchette partout dans le monde, mais encore plus aux États-Unis, avec des journaux à fort rayonnement», a indiqué M. Dumas. Parmi les publications, citons les sites du «New York Times», du «San Francisco Chronicle», du «USA Today» et du «Los Angeles Times».

Twitter s’enflamme

Une tendance également observée sur Twitter, où jusqu’à un message sur deux contenant les mots «Pitbulls» et «Montréal» provenait des États-Unis.

«Habituellement le nom Québec revient 54 000 fois sur Twitter en un mois, dans la semaine du 26 septembre au 2 octobre, il y a eu 54 178 tweets [sur les pitbulls] en une semaine, et 55,1% étaient américains», a souligné Pascale Dubé, analyste chez Influence Communication.

Rappelons que plusieurs personnalités publiques, telles que la chanteuse Cyndi Lauper et Cesar Millan, le célèbre dresseur de chiens, avaient elles aussi publiquement dénoncé le règlement.

Peu d’impacts pour Montréal

Bien que critiqué, le règlement interdisant les pitbulls n’affectera pas l’image de Montréal, croit cependant Jean-François Dumas.

Sans minimiser l’importance de la nouvelle, il pense que parce que le débat a éclaté en été, période pauvre en actualité, il a peut-être pris plus d’ampleur.

«Et lorsque le média social s’enflamme, les médias traditionnels accordent plus d’importance à la nouvelle et ça peut influencer la réaction politique».

À la Ville, on rappelle que le règlement est basé sur un enjeu de sécurité, nullement influencé par une pression extérieure ou médiatique, réalisé après un été de travail et de réflexion.

Débat sur les pitbulls (du 6 juin au 9 octobre)

140 publications dans le monde dont une soixantaine les trois dernières semaines

103 582 tweets dont 46,4% provenaient des États-Unis

La Californie est l’endroit hors Canada qui a le plus couvert la nouvelle

3 semaines de juin dans le Top 5 du poids médiatique au Québec selon Influence Communication

6e dans le Top 5 du poids médiatique au Canada selon Influence Communication (semaine du 26 septembre au 2 octobre)

*Données fournies par Influence Communication

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