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La BDC veut aider les PME à accroître leur productivité

 - Agence QMI

Agence QMI

À peine 6 % des PME canadiennes adoptent des mesures formelles pour évaluer et comparer leur productivité. Or, celles qui le font enregistrent une croissance plus rapide.

Voilà pourquoi la Banque de développement du Canada (BDC) lance un outil de comparaison en ligne afin de permettre aux entreprises de savoir où elles en sont, côté productivité, par rapport aux autres de leur secteur.

«Cet outil, développé avec Statistique Canada, est l’instrument de comparaison de la productivité le plus complet au monde», a dit Pierre Cléroux, économiste en chef de la BDC.

En sondant plus de 1 500 PME canadiennes pour sa nouvelle étude, menée en juillet, la BDC a constaté que huit entrepreneurs sur dix estiment qu’il est important d’évaluer leur productivité... mais que moins de la moitié (46 %) le font.

Une PME sur trois qui prévoit un taux de croissance annuel supérieur à 10 % sur trois ans mesure sa productivité de façon formelle.

Un outil simple

Cet outil gratuit mesure comment une entreprise est efficace à produire un service à partir de ses travailleurs, ses équipements, et la technologie qui fait le lien entre les deux.

En quelques minutes, les entrepreneurs remplissent un questionnaire et reçoivent leur ratio d’efficacité. Cinq indicateurs clés sont analysés: niveau global d’efficacité, revenu et profit par employé, productivité du travail et du capital.

Ces ratios en disent beaucoup : profit, gaspillage, perte, coûts fixes trop élevés, etc.

«Souvent, les PME n’ont pas conscience de ce qu’elles peuvent elles-mêmes évaluer», dit Pierre Cléroux.

En retard sur les États-Unis

Comparativement aux États-Unis, le Canada est beaucoup moins productif aujourd’hui qu’il y a 35 ans, note par ailleurs l’étude de la BDC.

Par exemple, le PIB par heure des entreprises canadiennes correspond à 73 % de celui des entreprises américaines, une baisse importante par rapport au chiffre de 90 % atteint dans les années 1980.

Par ailleurs, la productivité des PME canadiennes correspond à 47 % de celle des grandes entreprises actives dans notre pays, contre 67% aux États-Unis.

«Nos travailleurs sont aussi bien formés qu’aux États-Unis, voire plus, dit Pierre Cléroux. Les PME achètent des équipements performants. Mais elles investissent moins dans les technologies. On ne sait pas trop pourquoi. Est-ce parce que nos dirigeants de PME sont moins confortables avec les technologies de l’information et des communications? Est-ce que ça leur fait peur? »

Toujours est-il que les entreprises américaines investissent 44% plus d’argent dans les technologies de l’information et des communications que celles du Canada.

Et ça ne s’arrête pas là. «Les Canadiens et les Québécois achètent en ligne, dit Pierre Cléroux, mais seulement 15% des PME ont un site transactionnel en ligne, et seulement 40% ont un site tout court. C’est un bel exemple du retard technologique.»

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