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Les Montréalais de moins en moins enclins à bannir les pitbulls

Agence QMI

CAMILLE GAIOR/24 HEURES/AGENCE QMI

La moitié des Montréalais croient que leur ville a eu raison de vouloir bannir les pitbulls, une proportion en chute libre par rapport à juin dernier, selon un sondage de Forum Research publié mardi par The Gazette.

Avec désormais 49% des habitants de la métropole supportant le règlement du maire Denis Coderre, contre 44% s’y opposant, l’île se montre plus divisé que jamais sur la question.

En juin dernier, deux semaines après la mort de Christiane Vadnais, attaquée par un chien à l’origine décrit comme un pitbull, un sondage CROP-La Presse montrait plutôt que 70% des Montréalais voulaient que les chiens de ce type soient bannis de l’île.

De fortes disparités ont été enregistrées entre les différentes tranches de population. Alors que 62% des plus de 65 ans appuient le bannissement de ces molosses, 67% des 18-34 ans s’y opposent.

Dans la même veine, 64% des allophones veulent voir les pitbulls quitter Montréal, tandis que 60% des anglophones s’y opposent. Les francophones sont également divisés à 50% pour, 50% contre.

Le règlement prévoyant le bannissement des pitbulls et le durcissement des règles en vigueur pour ceux déjà présent sur l’île est entré en vigueur le 3 octobre dernier. Il a rapidement été suspendu par la Cour supérieur du Québec, après que la Société de protection de la cruauté envers les animaux (SPCA) s’y soit opposée.

La Ville de Montréal a fait appel de cette décision.