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«Ce fut une agression très violente», raconte une amie

TVA Nouvelles

Une amie de la jeune femme qui soutient avoir été abusée sexuellement par un député du Parti libéral a raconté les circonstances extrêmement troublantes dans lesquelles se serait déroulée l’agression.

«Ce fut une agression très violente, raconte Rosalie Genest. Elle a eu besoin de soins le lendemain à l’hôpital.»

Mme Genest soutient que son amie a rencontré l’élu sur son lieu de travail, dans un restaurant. Il l’aurait ensuite invitée à prendre un verre après son quart de travail.

«Ça s’est déroulé par la suite l’agression, ajoute l’amie. Ils ont un pris un verre ensemble et il y a eu beaucoup d’alcool.»

L’agression se serait déroulée dans une chambre d’hôtel de Québec.

Rosalie Genest soutient d’ailleurs que sa copine a été très bien reçue par le personnel médical à l’hôpital. Le médecin lui aurait même confirmé qu’elle avait été victime de viol.

«C’était un client régulier du resto, ça ne s’est pas déroulé après leur première rencontre, mais c’était un client important, un client régulier qu’elle s’était fait dire, un "croqueur de femmes", se souvient son amie. Donc il fallait qu’elle fasse attention. Ils ont comme développé une "relation" si je peux dire, parce que c’est quelqu’un qui venait souvent.»

Plainte à la police

Il a fallu plus d’un an à la victime alléguée pour qu’elle décide de finalement porter plainte à la police.

«Ce qu’elle m’a raconté, c’est que son copain à elle, du temps, c’était un jeune homme extraordinaire, explique son amie. Il se rendait compte qu’elle avait un peu des problèmes avec par exemple sa sexualité, parce que ça brise vraiment quelque chose des événements comme ça. C’est lui qui a discuté avec elle.»

Lorsqu’elle a voulu faire sa déposition auprès du Service de police de la Ville de Québec, des employés du corps de police auraient alors tenté de la dissuader, même si elle avait complété la trousse médicolégale.

«Elle avait fait tout le processus, et elle s’est fait quand même dire ça, parce que c’est un personnage important», soutient Mme Genest.

 «Ça fait juste prouver dans la société qu’on vit à quel point la culture du viol est présente, dit-elle. Qu’on ait des doutes sur la victime, sur ce qu’elle a vécu, je trouve ça épouvantable. Je suis très contente qu’on ait une très grande attention aujourd’hui sur le dossier et qu’il y ait des pressions à l’Assemblée nationale.»

Elle espère aussi que le nom de son agresseur soit bientôt rendu public.

«Moi je veux que ça soit révélé. Je trouve ça épouvantable que cet homme-là siège encore à l’Assemblée nationale, s’exclame son amie. Il représente la population! C’est épouvantable qu’un homme qui commet des gestes comme ça puisse représenter la population. Moi je veux que le nom sorte, puis qu’il y ait des conséquences.»

Fierté

Aujourd’hui, Rosalie Genest se dit très fière de la prise de parole de son amie, hier soir, qui a publiquement raconté son histoire.

«C’est un processus extrêmement, extrêmement long, ça laisse beaucoup de séquelles, donc je suis très fière du courage qu’elle a eu hier», déclare-t-elle.

Elle pense que toute la vague d’attention autour de cette histoire va pousser son amie à poursuivre les procédures contre son présumé agresseur.

«Elle rencontre des avocats, puis elle est en contact avec la police de Québec pour son enquête», indique-t-elle.

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