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Couillard veut que tous ses députés soient rencontrés

Charles Lecavalier | Agence QMI

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Tous les députés libéraux seront rencontrés en lien avec les déclarations d’une jeune femme qui affirme avoir été agressée sexuellement par un député du PLQ en 2014. Le SPVQ confirme qu'une enquête est en cours depuis mars 2016.

Les allégations ont été verbalisées mercredi soir par une participante à la vigile qui s'est déroulée à l'université Laval.

«J’ai demandé au whip du gouvernement, avec quelqu’un de mon cabinet, de faire des vérifications auprès de chacun des députés. C’est une situation délicate, les droits des gens sont respectés, mais je veux quand même aller plus loin», a affirmé le premier ministre jeudi à l’entrée du caucus de son parti.

Alors que le Service de police de la Ville de Québec confirme qu’une enquête est en cours dans ce dossier, les députés devront passer au confessionnal.

«On va demander à chaque député s’ils connaissent la personne, s’ils ont fait l’objet de rencontre avec les forces policières, sans préjuger de la culpabilité», a-t-il ajouté. Le chef du Parti québécois Jean-François Lisée a même laissé entendre que «des noms circulent».

Philippe Couillard affirme de son côté n’avoir jamais été mis au courant de comportements inappropriés de membre du caucus libéral. «Jamais», a-t-il lancé.

De son côté, le député libéral Serge Simard n’a pas hésité à mettre en doute les affirmations de la victime. À son avis, il n’est pas plausible qu’elle ait pu reconnaître un élu. «Écoutez, les gens ne connaissent pas le nom de leur maire», a-t-il lancé à la presse parlementaire. Il s'est excusé par la suite.

D’autres députés se disent plutôt troublés. «S’il y a agression, ça doit être dénoncé», a soutenu la présidente du caucus Nicole Ménard. Le whip Stéphane Billette estime que les faits décrits sont «troublants».

La victime affirme qu’elle a été découragée lorsqu’elle a porté plainte. L’ancien policier et député Robert Poëti dit qu’elle doit retourner voir les policiers, et même s’adresser aux affaires internes, si elle a mal été servie.

La ministre de la Condition féminine Lise Thériault lance aussi un appel à porter plainte, peu importe le statut social de l’agresseur. «J’invite toutes les victimes potentielles à dénoncer. Peu importe ce que les gens font dans la vie, y’a pas personne qui est au-dessus des lois.»

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