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Uber ne mérite pas son permis, croit le PQ

Camille Gaïor

 - Agence QMI

AMÉLI PINEDA/24 HEURES/AGENCE QMI

Le Parti québécois se joint au Front commun des taxis et demande à la Commission des transports du Québec de refuser à Uber son permis.

«Uber ne devrait pas obtenir son permis, estime Martine Ouellet, porte-parole du Parti québécois (PQ) sur l’industrie du taxi. On ne peut pas récompenser une entreprise qui bafoue les lois du taxi et fait de la fraude fiscale.»

Le Parti québécois se joint donc à l’appel lancé mercredi par le Front commun des taxis pour demander à la Commission des transports du Québec (CTQ) de refuser à Uber son permis d’intermédiaire, une des conditions imposées par le projet pilote afin que la multinationale puisse opérer légalement.

Comme eux, une quarantaine d’opposants ont d’ailleurs fait valoir leur intérêt à être entendus lors de l’audience de la CTQ, qui devrait avoir lieu le mois prochain.

S’appuyant sur l’article 34.2 de la Loi concernant les services de transport par taxi, le PQ rappelle que «la Commission peut refuser d’accorder un permis d’intermédiaire en services de transport par taxi si le demandeur n’a pas acquitté, le cas échéant, une amende pour laquelle aucun appel n’est interjeté qui lui a été imposée en vertu de la présente loi, de la Loi sur les transports ou du Code de la sécurité routière».

Une entente à annuler

Pour la députée de Vachon, le gouvernement devrait «annuler l’entente [conclue avec Uber] et poursuivre l’entreprise puisqu’elle ne respecte pas la loi 100 et incite d’honnêtes citoyens à commettre des activités illégales».

Au cabinet du ministre des Transports, Laurent Lessard, on dit vouloir «donner une chance au projet pilote de débuter».

Uber n’a pas répondu à nos demandes.

Rappelons que depuis début septembre, le Bureau du Taxi de Montréal affirme avoir saisi 184 véhicules pour transport illégal.