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Un possible «malentendu» avec la police

TVA Nouvelles 

D’après un ex-sergent de la Sûreté du Québec (SQ), il est possible qu’il y ait eu un malentendu quand Alice Paquet est entrée en contact avec les policiers deux ans après avoir subi de présumées agressions sexuelles de la part du député Gerry Sklavounos.

Jean-François Brochu, ex-sergent de la SQ, s’est dit surpris d’avoir entendu Alice Paquet affirmer qu’elle avait été découragée de porter plainte par les enquêteurs du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

«Il est possible qu’un enquêteur explique vraiment le processus d’une enquête pour que les gens soient en toute connaissance de cause au moment de porter plainte, a expliqué Jean-François Brochu. C’est loin d’être décourageant, mais il faut supporter la victime. Donc, elle doit savoir à quels pièges s’attendre, quel sera le processus. Si cela lui a bien été expliqué, est-ce qu’il y aurait pu y avoir un malentendu ?»

M. Brochu admet que le processus peut être lent, mais que la victime doit collaborer avec les policiers.

«Les gens sont bien formés pour recevoir les déclarations, a-t-il ajouté. En principe, ils écoutent les histoires avec empathie et prennent soin de noter tous les détails.»

Jean-François Brochu rappelle qu’une enquête peut être menée à bien même si des années ont passé depuis les événements.

«Ce n’est pas insurmontable, dit-il. Les victimes d’agression sexuelle prennent souvent des semaines, des mois, voire des années avant de porter plainte.»

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