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François Paradis veut la fin des patates en poudre

Le député caquiste François Paradis a sommé dimanche le gouvernement libéral de réinvestir des sommes importantes dans la qualité des repas servis aux résidents des CHSLD pour «mettre fin aux épisodes de patates en poudre».

Accompagné de la FADOQ dimanche matin, le porte-parole caquiste en matière d’aînés a dévoilé des chiffres qualifiés «d’accablants» en lien avec l’offre alimentaire en CHSLD. «Le budget moyen pour le repas de nos aînés, en denrées alimentaires, est de 2,14 $. À certains endroits, le budget dédié à l’achat de denrées par repas est d’à peine 1,35 $», s’est insurgé François Paradis, en présentant les chiffres obtenus par la loi de l’accès à l’information.

La fin des patates en poudre

Alors que l’Ordre des diététistes a déjà ciblé à 3,05 $ le prix plancher d’un repas équilibré en CHSLD, le député caquiste souhaiterait atteindre un prix moyen de 4,14 $. Une mesure qui représenterait selon lui un investissement d’environ 23 millions $ et qui sonnerait la fin «des patates en poudre ou des pogos semi-congelés» pour de bon.

«J’aurais souhaité une intervention et non une tolérance du ministre de la Santé dans ce dossier. Maintenant, s’il faut mettre de la pression, c’est ce que nous ferons», assure le critique en matière d’aînés.

Quant aux délais, il a demandé une réaction rapide du gouvernement, de qui il espère une réponse positive dès mardi lors de la mise à jour économique. «On nous a annoncé un réinvestissement en santé, et bien on réclame ce réinvestissement sur le plan alimentaire de nos aînés», a insisté M. Paradis.

La question du déroulement des repas pose aussi problème pour François Paradis, rebuté par «des résidents nourris en six minutes». «Je vous mets au défi ce soir de prendre six minutes pour avaler votre repas du début à la fin. Ce ne sera probablement pas une partie de plaisir», a-t-il illustré.

La dénutrition dans la mire

Un suivi en dépistage des problèmes de dénutrition chez les aînés fait aussi partie de la solution pour François Paradis et les gens de la FADOQ. Une façon de passer des soins curatifs à une approche plus préventionniste.

«Le gouvernement prétend faire des économies, mais les conséquences de la dénutrition ont un impact financier majeur, sans parler de la mobilisation des ressources du système de santé en raison d’hospitalisation précoce notamment», souligne Catherine Bouchard, porte-parole de la FADOQ.

Coûts des denrées alimentaires par repas en chsld

Coût moyen: 2,14 $

Coût minimum: 1,35 $

Coût demandé par la CAQ: 4,14 $

La hausse représenterait un investissement total d’environ 23 millions $Sources : Document obtenu par la CAQ par la loi d’accès à l’information

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