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L'affaire Sklavounos a des échos jusqu'à la Ville

Yves Poirier | TVA Nouvelles

L'affaire Sklavounos a eu des échos jusqu'au conseil de ville de Montréal lundi. Dans le cadre de l'assemblée, la conseillère municipale de Projet Montréal, Valérie Plante, a réclamé un renforcement du Code d'éthique des élus pour prévenir notamment les gestes à caractère sexuel.

Une proposition pour laquelle le maire Denis Coderre a exprimé son accord. «Il faut que tout le monde se sente en sécurité», a déclaré le maire dans le cadre d'un point de presse en après-midi.

«Depuis une semaine, le Québec est secoué par le témoignage poignant d’une jeune femme disant avoir été victime d’une agression sexuelle par un élu de l’Assemblée nationale», a indiqué la conseillère Plante devant ses collègues élus.

«Ce témoignage est la preuve – si vraiment nous en avions encore besoin d’une – qu’il règne dans notre société une culture banalisant les gestes et les paroles qui mènent à la dégradation des femmes et ultimement, à justifier, tolérer et excuser la violence sexuelle».

Selon elle, cette culture demeure puisque les auteurs ne subissent que trop peu les conséquences de leurs actes.

«Il faut l’avouer, cette impunité est encore plus grande chez les élus puisqu’ils possèdent un statut particulier. Ils n’ont pas d’employeur formel qui peut les congédier et les politiques de la Ville de Montréal ont souvent des trous».

La conseillère estime que la Politique de respect de la personne de la Ville de Montréal est limpide en ce qui a trait aux employés municipaux, mais ce n’est pas le cas pour les élus.

«La Ville de Montréal n’est pas à l’abri d’une tragédie comme celle qui secoue présentement l’Assemblée nationale. Il faut agir maintenant», a-t-elle conclu.