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Le passé d’Alice Paquet inadmissible en cour

TVA Nouvelles

Alors qu’une partie du passé de celle qui affirme avoir été agressée sexuellement par le député Gerry Sklavounos a été dévoilée sur la place publique au cours des derniers jours, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) rappelle que de telles informations ne pourraient servir à discréditer la jeune femme si un procès devait avoir lieu dans cette affaire.

En entrevue sur les ondes de LCN, le porte-parole du DPCP a affirmé que ce mythe a été rejeté il y a longtemps par les tribunaux canadiens.

«Une victime, même si elle a un passé sexuel d’escorte, n’est pas plus susceptible d’accepter de se faire agresser qu’une autre. C’est inadmissible en droit pour démontrer qu’elle est moins digne de foi qu’une autre personne», a expliqué Me Jean-Pascal Boucher.

Quant aux contradictions qui semblent émerger des différentes versions que la présumée victime a racontées au cours des derniers jours, elles pourraient assurément servir de munitions à la défense, mais le témoignage d’Alice Paquet ne serait pas pour autant ignoré.

«La défense tentera de soulever un doute dans l’esprit de la cour pour que l’accusé soit acquitté. C’est son objectif. C’est certain que quand on a une multiplication de versions, la défense va tenter de voir s’il y a des invraisemblances, des exagérations, des contradictions... Mais ce n’est pas parce qu’une victime se contredit qu’on met totalement de côté tout son témoignage», ajoute Me Boucher.

«Le juge va regarder l’ensemble de la preuve, comme le témoignage de l’accusé lui-même et lui aussi va subir un contre-interrogatoire serré de la part de la poursuite. Le juge va ensuite reprendre la preuve de façon globale pour en arriver à rendre son verdict», conclut le porte-parole du DPCP.

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