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«Les points de suture, ça peut miner sa crédibilité»

TVA Nouvelles

Depuis sa déclaration fracassante mercredi soir, Alice Paquet a multiplié les sorties dans les médias dans le but d’y raconter qu’elle aurait été violée et battue par le député Gerry Sklavounos. Ses versions de l’histoire qui semblent contradictoires et confuses pourraient plomber sa crédibilité en cour.

«Ça me dépasse qu’elle parle encore. On a appris la semaine dernière qu’elle avait engagé un avocat, Julius Grey. Je suis certain qu’il lui a dit d’arrêter de parler, car plus elle parle, plus ça fait du matériel pour la défense si éventuellement le député est accusé. Elle parle et elle parle et elle se contredit», expose Me Jean-Pierre Rancourt.

Le criminaliste chevronné décèle dans les versions de l’étudiante des divergences. «Ce qui m’a le plus frappé dans la contradiction, c’est qu’elle est allée à l’hôpital le lendemain [de l’agression] que l’on avait dû lui faire trois points de suture, car ça avait été tellement violemment. Vendredi, elle vient contredire ça en disant qu’elle n’a pas eu de point de suture. C’est un élément extrêmement important, ça peut miner sa crédibilité», formule Me Rancourt.

Prostitution

L’avocat se questionne quant aux motivations de la jeune femme qui a pris la parole en public à l’Université Laval lors d’un rassemblement en soutien aux victimes d’agressions sexuelles puis accordé plusieurs entrevues dans les médias.

«Pourquoi elle parle tant que ça? C’était correct la première fois qu’elle dénonce, mais après elle a commenté l’affaire. Le problème c’est qu’elle parle trop», réitère Jean-Pierre Rancourt.

Ce weekend, un blogueur a écrit qu’Alice avait été présentée comme une travailleuse du sexe lors d’une conférence sur la prostitution. La jeune Paquet n’a pas démenti l’information comme quoi elle a vendu ses services sexuels dans sa lettre ouverte dans Le Devoir afin de rétablir les faits.

 «Ce n’est pas parce que vous êtes escorte, prostituée, que vous ne pouvez pas être violée. Le juge va l’expliquer au jury dans un procès. On ne peut pas prétendre qu’elle a consenti [à la relation], car elle a été escorte», précise Me Rancourt.

Alice Paquet doit rencontrer la police de Québec aujourd’hui. L’enquête sur les allégations d’agression sexuelle à l’endroit du député libéral Sklavounos est ouverte depuis mars 2016.

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