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Les prix de maisons sont surévalués à Québec

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ANNIE T. ROUSSEL/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

Le marché immobilier résidentiel de la région de Québec présente des «signes élevés de surévaluation», estime la Société canadienne d’hypothèques et de logement, alors qu’à Montréal, les signes sont modérés.

Dans ses évaluations du marché publiées mercredi, la SCHL indique que dans la région métropolitaine de recensement de Québec, le prix moyen des maisons a plus que doublé de 2002 à 2012, alors que le revenu disponible par habitant n’a augmenté que de 55%.

«C’est donc dire que les prix ont atteint un niveau élevé par rapport aux fondamentaux économiques (revenu, population, coûts de financement, etc.) – une situation qui se poursuit depuis 2012», explique l’agence fédérale.

La baisse de la population dans la tranche des 25 à 34 ans, qui représente presque deux acheteurs sur cinq, ne s’est pas non plus reflétée sur l’évolution des niveaux de prix.

Sur le marché de la revente, les prix devraient être dans une fourchette de 260 000$ à 266 000$ cette année à une fourchette de 252 000$ à 266 000$ d’ici 2018, dans leur limite supérieure.

À Montréal, la situation est moins problématique, puisqu’au deuxième trimestre, les prix des propriétés se sont rapprochés davantage d’un niveau qui serait plus en lien avec les différents facteurs fondamentaux.

La SCHL estime même que les signes modérés de surévaluation dans la métropole pourraient se résorber «advenant une progression des fondamentaux plus rapide que celle des prix, ou encore une baisse des prix».

Dans la métropole, les prix moyens des propriétés devraient passer d’une fourchette de 342 000$ à 352 000$ cette année à une fourchette de 359 000$ à 378 000$, en 2018.

Les mises en chantier

D’ici 2018, à Québec, les mises en chantier vont diminuer, en raison des stocks non écoulées d’unités locatives. Un plus grand choix de propriétés existantes sur le marché de la revente viendront aussi restreindre la demande de logements neufs, et plus particulièrement celle des copropriétés.

La demande de maisons individuelles sera aussi restreinte par le ralentissement de la croissance des ménages âgés de 25-34 ans et par un marché de l’emploi moins favorable.

À Montréal, le nombre de mises en chantier devrait augmenter l’an prochain, du fait de la construction accrue de copropriétés.

La SCHL souligne que les stocks de condos invendus ont diminué cette année, ce qui «permettra vraisemblablement la mise en chantier de nouveaux ensembles ou de nouvelles phases en 2017.»

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