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Carole Thomas écope de 15 mois dans la collectivité

Carole Thomas, qui a fabriqué de toutes pièces une histoire d’agression sexuelle accusant dans la foulée le Service de police de l’agglomération de Longueuil de laxisme dans son enquête, écope d'une sentence de 15 mois dans la collectivité. Il s’agissait d’une suggestion commune de la Couronne et de la défense.

La Longueuilloise faisait face à quatre accusations soit méfait public, fabrication et d'utilisation de faux document et fraude de plus de 5000 dollars à l'endroit de l'IVAC. Elle avait plaidé coupable le 4 octobre dernier.

Carole Thomas avait multiplié les sorties médiatiques quelques mois après l’homicide de Jenique Dalcourt, le 21 octobre 2014, alléguant que deux jours avant le sordide meurtre de la jeune femme, elle avait été violée et battue non loin des lieux où le crime avait été commis.

Elle soutenait aussi que les enquêteurs de Longueuil ne prenaient pas au sérieux l’agression sexuelle qu’elle disait avoir subie, jetant le discrédit sur le corps de police.

 

Doutes

Les policiers, qui doutaient de la version de Mme Thomas qui avait porté plainte après le meurtre très médiatisé et toujours non résolu de Jenique Dalcourt, avaient rencontré à nouveau la femme au printemps. Ils en étaient venus à la conclusion qu’elle avait inventé son histoire de bout en bout.

De par sa plainte pour agression sexuelle, Carole Thomas avait conduit la police à ouvrir une enquête criminelle.

Quant aux faux documents, il s'agit de documents complétés par le personnel du Centre hospitalier Pierre-Boucher, une trousse médico-légale, un examen fait sur une victime ou victime potentielle qui souhaiterait porter plainte à la police.

Détresse

Carole Thomas pourra purger sa peine au Nouveau-Brunswick, sa province natale, où elle est retournée vivre.

La juge Anne-Marie Beauchemin a déclaré ce matin lors du prononcé de la sentence que cette cause nuit aux réelles victimes d’agressions sexuelles.

 «Madame a perdu son emploi, elle a dû quitter la province. Madame a été chamboulée par tout ça. C’est quelqu’un qui était déjà assez fragile. La peine que l’on a choisie est assortie de conditions qui vont l’aider à traiter sa situation psychologique, sa détresse», a souligné Olivier Sirard l’avocat de Carole Thomas après la sentence.

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