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Huit slogans et expressions qui ont défini la campagne présidentielle

TVA Nouvelles

La campagne présidentielle américaine n’a pas manqué de croustillant ni de phrases mémorables. Qu’elles aient été prononcées par les candidats à la présidence ou encore leurs supporters, voici celles qui ont le plus marqué la route vers la Maison-Blanche.

Make America Great Again

Donald Trump in South Carolina

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De tous les slogans de campagne, celui de Donald Trump est sans aucun doute celui qui a le plus marqué les esprits. Brodé sur la désormais iconique casquette rouge portée par Trump lors de ses événements de campagne, le slogan a été repris à toutes les sauces, puis détourné en différentes formes par les supporters d’Hillary Clinton. Ainsi est né le contre-slogan «Make America Hate Again».

Feel the Bern

 

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Même s’il a dû s’avouer vaincu aux mains de sa rivale Hillary Clinton au terme des primaires démocrates, le sénateur du Vermont Bernie Sanders a connu une extraordinaire campagne présidentielle, chauffant le siège que les démocrates réservaient à Hillary Clinton. «Feel the Bern» est devenu un cri de ralliement pour la jeunesse américaine, massivement interpellée par le message progressiste de Sanders.

Stronger together et Fighting for us

Ces deux slogans de campagne d’Hillary Clinton sont parmi les plus utilisés par l’équipe démocrate. Ceux-ci n’ont cependant pas eu le même impact que le slogan «Make America Great Again» de son rival Donald Trump.

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Outre les slogans officiels de campagne, certaines phrases-chocs sont devenues des remparts pour certains partisans de Donald Trump et d’Hillary Clinton.

Pussies against Trump

La fuite d’une vidéo dans laquelle on peut entendre Donald Trump parler de manière dégradante des femmes a eu un effet dévastateur sur la campagne du candidat républicain. Dans cet enregistrement, on pouvait notamment entendre Trump dire des femmes qu’il fallait les «prendre par la chatte» (grab her by the pussy). Cette phrase hante encore Donald Trump: des groupes féministes se sont emparés de cette expression pour former le collectif «Pussies against Trump» et tenter de rallier toutes les femmes du pays à ne pas voter contre Donald Trump.

«Such a nasty woman»

 

Dans le troisième et ultime débat entre les deux candidats, Donald Trump a laissé tomber les mots «such a nasty woman» (tellement une femme vilaine), une phrase qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux. Les supporters d’Hillary Clinton ont encore une fois saisi l’occasion pour récupérer les mots de Trump et en faire un symbole de contestation.

«Build that wall»

Donald Trump a lancé sa campagne à la présidence des États-Unis en évoquant le mur qu’il construirait entre les États-Unis et le Mexique s’il était élu. Un mur, dit-il, qu’il fera payer à ses voisins du sud. Les supporters de Donald Trump ont repris ces propos lors des événements de campagne du candidat républicain, scandant en cœur «Build that wall!» (Construisons ce mur!).

«Crooked Hillary»

Tout au long de sa campagne, Donald Trump a misé sur l’aspect corrompu de sa rivale pour miner sa crédibilité. «Crooked Hillary» est ainsi devenu le surnom employé par Trump pour désigner Hillary Clinton qu’il accuse d’être à la solde de l’élite de Wall Street et d’avoir reçu des rémunérations injustifiées pour livrer des discours.

«Black Lives Matter»

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Le mouvement «Black Lives Matter» (La vie des Noirs importe), né dans la foulée des nombreux incidents survenus entre des citoyens afro-américains et des forces de l’ordre, a beaucoup influencé la campagne, les deux candidats tentant d’expliquer comment ils comptent régler cet épineux dossier advenant leur élection à la Maison-Banche. Le puissant slogan «Black Lives Matter» a lui aussi été tordu par plusieurs supporters. Est donc né le mouvement «White Lives Matter» (La vie des Blancs importe), considéré par un groupe haineux pour ses positions racistes envers les Noirs. Des supporters de Trump ont plus récemment récupéré le nom du mouvement pour faire valoir la protection du deuxième amendement sur le port d’armes à feu, le renommant «Black Guns Matter».