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Des caméras de recul sur tous les véhicules dès 2018

Guillaume St-Pierre | Agence QMI

Tous les véhicules neufs vendus au Canada à partir du printemps 2018 devront obligatoirement être équipés d’une caméra de recul, a annoncé le ministre des Transports, Marc Garneau, lundi.

Selon des données compilées par le ministère, de 2004 et 2009, les collisions en marche arrière ont fauché la vie de 27 personnes au Canada et fait 1500 blessés.

«En plus de permettre de détecter la présence d'un enfant derrière un véhicule, cet outil offre aux Canadiens l'une des meilleures technologies de sécurité pour réduire les collisions en marche arrière», a dit le ministre Garneau en point de presse lundi dans une école primaire d’Ottawa.

Cette mesure touchera tous les véhicules neufs, y compris les modèles de base. À compter du mois de mai 2018, les véhicules devront être équipés non seulement de caméras de recul, mais aussi d’écrans dans l’habitacle, a précisé M. Garneau.

«Cette déclaration survient deux ans après une annonce similaire des autorités américaines à cet égard. Ainsi d’ici un an et demi, et ce partout en Amérique du Nord, tous les véhicules automobiles seront équipés d’une caméra de recul», a souligné CAA-Québec, dans un communiqué, se réjouissant de cette annonce.

Le groupe de consommateurs nuance toutefois en disant que bien que tout dispositif destiné à accroître la sécurité doit être salué, un tel outil ne remplacera jamais la vigilance du conducteur.

«Celui-ci doit demeurer attentif et adopter des comportements de conduite sécuritaires en tout temps», a écrit CAA-Québec.

Pas de réticence

L’industrie automobile n’a offert aucune résistance face à la nouvelle politique de sécurité, affirme M. Garneau.

«Les coûts sont quand même modestes parce que c’est fait à grande échelle», souligne-t-il.

Le prix à l’unité du système de caméra varie de 40 $ à 140 $, selon le directeur général de l’Association canadienne des automobilistes (CAA), Ian Jack.

«Ce n’est pas grand-chose dans le coût total du véhicule», indique-t-il, soulignant que chaque vie sauvée n’a pas de prix.

Transports Canada harmonisera ainsi sa réglementation sur la visibilité arrière avec celle des États-Unis, ce qui en plus de représenter un gain pour la sécurité routière, permettra d’arrimer les échanges commerciaux et les expéditions, dans le secteur de l’automobile, des deux côtés de la frontière.