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Projet Montréal demande la suspension du directeur du SPVM

Marie Christine Trottier | Agence QMI

Projet Montréal demande que le directeur du SPVM, Philippe Pichet, soit suspendu temporairement le temps de faire une enquête sur la surveillance électronique effectuée auprès du chroniqueur de «La Presse» Patrick Lagacé.

Pendant plusieurs mois, le téléphone cellulaire du chroniqueur a été placé sous surveillance, dans le cadre d’une enquête interne du SPVM, selon des informations obtenues par «La Presse».

«Il faut une séparation claire des pouvoirs entre l'administration et le service de police», croit Luc Ferrandez, le chef intérimaire de Projet Montréal.

Selon lui, seule une enquête menée par d'autres corps de police et des juges indépendants pourra faire la lumière sur la surveillance des activités du chroniqueur.

Les raisons précises de cette surveillance doivent être étudiées en détail, croit M. Ferrandez. Il souhaite aussi que cette enquête détermine si d'autres journalistes sont surveillés par le SPVM et si Philippe Pichet était au courant de cette surveillance.

«C'est inconcevable que le chef de police n'ait pas été mis au courant. Et s'il n'a pas été mis au courant, c'est qu'il a perdu le contrôle de son organisation», affirme M. Ferrandez.

De son côté, le candidat à la chefferie de Projet Montréal, Guillaume Lavoie, a réagi en exigeant la démission de ceux impliqués dans cette affaire. Selon lui, de telles actions ne peuvent être tolérées dans une démocratie.

Histoires «croustillantes»

Le chef de Projet Montréal a rappelé que M. Lagacé n'a jamais révélé des éléments d'enquête importants dans ses articles, mais plutôt des «petites histoires croustillantes où M. Coderre s'était comporté avec un manque d'éthique relatif envers les policiers».

«Est-ce que c'est vraiment un délit qui est en cause, ou bien c'est l'image de la police et l'image de l'administration municipale qui sont en cause? On veut une enquête», a martelé M. Ferrandez.

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