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St-Pierre veut que des informations ne soient pas diffusées sur le web

Taïeb Moalla

 - Agence QMI

La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, estime que les fournisseurs d’accès internet devraient limiter l’accès à certains sites haineux et radicaux.

«Tout ce qui touche le discours haineux. Tout ce qui touche l’incitation à la violence, c’est inscrit dans le Code criminel. Ça ne devrait très certainement pas être diffusé», a indiqué la ministre lundi matin, en impromptu de presse, en marge du début d’une conférence internationale portant sur la radicalisation à Québec.

D’après elle, «les fournisseurs d’internet doivent aussi avoir des responsabilités. S’ils sont capables d’aller chercher que vous êtes un excellent consommateur de chaussures X, Y, Z, ils sont peut-être capables d’aller chercher aussi d’autres choses qui sont plus graves que ça».

En France

Juliette Méadel, Secrétaire d’État française chargée de l’aide aux victimes, a indiqué que son pays a déjà adopté une loi permettant de «bloquer des sites de propagande».

«Nous avons une plateforme qui permet de repérer les contenus de propagande et ensuite de les retirer (...) Moi-même, j’ai rencontré Facebook et Twitter. Ils mettent déjà en place des procédures pour retirer automatiquement des contenus de propagande».

Mme Méadel juge qu’il ne s’agit aucunement de censure dans ce cas. «Il ne peut pas y avoir de retrait d’un contenu litigieux sans l’intervention naturellement d’un juge ou d’une autorité», a-t-elle insisté.

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