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La question des sources journalistiques rebondit à Ottawa

Agence QMI

CHARLES-A. GAGNON/AGENCE QMI

Dans la foulée de l’affaire du chroniqueur épié par la police de Montréal, le ministre fédéral de la Sécurité publique refuse de dire si des journalistes canadiens font l’objet de surveillance par les corps de police fédéraux.

Questionné mardi à la période de questions par le chef du NPD Thomas Mulcair, Ralph Goodale a donné l’assurance que son gouvernement croit fermement en la liberté de la presse.

Ce dernier a toutefois été incapable de préciser si des journalistes sont actuellement surveillés par la GRC.

«Le ministre de la Sécurité publique peut-il nous dire clairement si d'autres journalistes font actuellement l'objet d'une surveillance de la GRC et du SCRS (le service de renseignement canadien)?», a demandé M. Mulcair.

En matière de divulgation des sources journalistiques, «un jugement de la Cour suprême a établi les règles et ces standards élevés sont reflétés dans notre directive ministérielle», a rappelé M. Goodale.

Insatisfait de la réponse, M. Mulcair a plaidé que le gouvernement Trudeau ne peut, d'un côté, être faveur de la liberté de la presse, et de l'autre, refuser de dire si d’autres reporters sont surveillés à leur insu.

Mardi, le gouvernement du Québec a annoncé trois mesures pour assurer la protection des sources journalistiques, dont la mise sur pied d’un comité d’experts.

Pour l’heure, Ottawa n’a pas jugé bon emboîter le pas avec de nouvelles mesures, alors que la surveillance policière dont ont fait l’objet le chroniqueur Patrick Lagacé et d’autres journalistes québécois fait scandale dans le monde entier.

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