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Coderre se dit contre un lynchage public du SPVM

Agence QMI

La Commission de la sécurité publique (CSP) de Montréal demandera des explications à huis clos au directeur du SPVM, Philippe Pichet, au sujet de l'espionnage des journalistes, mais un rapport public a été promis.

Le maire Denis Coderre a expliqué que la CSP se réunira en rencontres privées parce qu'il s'oppose à un lynchage public. Il a d'ailleurs réitéré ce mercredi que le directeur Pichet a encore «totalement [sa] confiance jusqu'à preuve du contraire».

«Ça va se faire à huis clos parce qu'on va poser toutes les questions, a-t-il expliqué. Le rapport sera public, tant au niveau du comité exécutif que du conseil municipal.»

M. Coderre a rappelé que la nomination du directeur Pichet, en juin 2015, a été acceptée à l'unanimité. Il a aussi indiqué que la CSP n'est pas la seule commission tenue à huis clos, comme celle de l'inspecteur général.

«On a des questions à poser, mais on ne doit pas entacher les enquêtes en cours pour ne pas créer plus de problèmes», a-t-il ajouté.

Selon le maire, certaines informations sensibles risquent d’être abordées pendant la CSP et elles pourraient avoir des «impacts fâcheux au niveau des enquêtes en cours».

Toronto et Vancouver en public

Le chef intérimaire de Projet Montréal, Luc Ferrandez, se demande pourquoi des villes comme Toronto et Vancouver sont capables de tenir des réunions publiques pour leurs comités sur la sécurité publique, alors que Montréal se dit incapable de le faire.

«Il n'y a aucune justification. Et si dans de rares cas, il y avait de l'information stratégique, il n'y a rien qui l'empêche de fermer temporairement l'assemblée et de retourner en huis clos», croit-il.