/news/currentevents

Le SPVM dans la tourmente

La divulgation d'un enregistrement d'un assistant directeur du Service de police de la Ville de Montréal qui voulait lancer une chasse aux sources journalistiques a forcé le principal intéressé à nuancer ses propos.

Mario Guérin, numéro deux au SPVM, s'est défendu d'avoir voulu s'attaquer aux sources journalistiques. Il a plutôt dit qu'il s'agissait d'un cas bien particulier qui a été pris hors de son contexte.

«La seule chose que je peux dire, les propos sont tellement tellement tellement hors contexte, a-t-il soutenu. Il y avait une situation particulière que je m'adressais aux cadres.»

«Écoutez pourquoi que Mario Guérin se présente, responsable des enquêtes, pour venir s'adresser aux cadres. Je ne suis pas un imbécile pour autant. C'est parce qu'il y avait des engins  au niveau opérationnel où il y a eu du coulage», a-t-il ajouté.

M. Guérin assure que le SPVM continue et continuera toujours de travailler avec les journalistes. Toutefois, certaines informations ne sont pas d'intérêt journalistique ou public.

«Quand il y a de l'information hypersensible qui est descendue sur le terrain, c'est là qu'on doit intervenir», a-t-il conclu.

Malgré deux demandes d'entrevue, TVA Nouvelles n'a pas été en mesure de s'entretenir avec le chef du SPVM, Philippe Pichet. Notre journaliste a toutefois été en mesure de contacter Mario Guérin au téléphone.

Rappelons que c'est dans le cadre d'une réunion que M. Guérin a été enregistré alors qu'il tenait les propos suivants: «le journaliste a une information des plus privilégiées d’une personne très très très près des opérations», en insistant sur l’importance de «....trouver la faille.»

Alors que plusieurs réclament la démission du chef Pichet, Denis Coderre lui a réitéré sa confiance.  «On doit y aller de façon adéquate, il y a des règles de justice naturelles qu'on doit respecter. Il faut être factuel et il faut le faire dans l'ordre», a affirmé le maire mercredi matin.

 

Dans la même catégorie