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«Pas d’argent pour les victimes, mais oui pour changer leur logo»

TVA Nouvelles

Au lendemain de l’enquête de J.E. sur les victimes de l’IVAC (Indemnisation des victimes d’actes criminels), Isabelle Gaston a vivement dénoncé l’organisme qui «n’a pas d’argent pour les victimes, mais oui pour changer le logo».

La mère de famille qui a perdu ses deux enfants, Olivier et Anne-Sophie en février 2009, assassinés par l’ex-cardiologue Guy Turcotte, dénonce le fait qu’elle n’a jamais été reconnue comme victime.

«On a un an pour déposer notre plainte et il faudrait se battre devant les tribunaux. À l’époque, j’avais reçu de l’aide de Marc Bellemare et j’avais choisi de me consacrer au bien de tous avec tout mon énergie», dit-elle en entrevue à l’émission Le Québec matin.

Émotive lors du reportage de J.E., Mme Gaston, qui a vivement critiqué l’organisme après les meurtres de ses enfants, doute que l’IVAC soit «l’organisme adéquat pour venir en aide aux gens qui sont dans ma position».

«L’IVAC aurait pu nous rassurer qu’il y a une justice, à sentir que la dynamique à laquelle nous avons été confrontés. Quand tu cherches de l’aide, tu appelles ou tu remplis le document, ce n’est pas parce que tu es joyeux et que tu vas bien. Tu es à la dernière étape et tu te dis que tu as besoin d’aide. En plus, tu as besoin de sous. Ce n’est pas tout le monde qui est médecin et a un salaire comme le mien. Les séances de psychothérapie sont de 70 à 110$. En retardant ses soins, l’IVAC t’amène dans des sentiments de frustration et de colère. La personne qui est là pour t’aider ne t’aide pas», vilipende-t-elle.

Dénoncer et avoir peur des représailles

Après les événements horribles qu’elle a vécus, Mme Gaston n’a pas eu le soutien souhaité dans une période troublante de sa vie.

Aujourd’hui, Isabelle Gaston va bien, mais en regardant l’enquête de J.E., elle s’est remémoré de douloureux souvenirs et se demande où va l’argent pour les victimes.

 

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