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Un médecin d’Ottawa poursuivi pour avoir inséminé ses patientes avec son sperme

Agence QMI

Un ancien médecin d’Ottawa est soupçonné d’avoir utilisé son propre sperme pour inséminer des patientes qui le consultaient pour des problèmes de fertilité.

Le Globe and Mail rapporte mercredi qu’à la suite de tests d’ADN, Norman Barwin est soupçonné d’être le père biologique d’au moins deux femmes, dont les parents avaient fréquenté la clinique Broadview Fertility Clinic. Il est maintenant visé par un recours collectif.

Selon les documents juridiques déposés par les plaignants, Daniel et Davina Dixon ont vu le Dr Barwin, qui leur avait dit avoir utilisé le sperme de monsieur pour le traitement de fertilité. La procédure a eu lieu à la fin des années 1980 et la patiente avait donné naissance à une fille, nommée Rebecca, aujourd’hui âgée de 26 ans.

Toujours selon le Globe and Mail», des tests d’ADN ont démontré que Daniel Dixon n’est pas le père biologique de Rebecca. Celle-ci a par contre un profil génétique semblable à une autre jeune femme, Kat Palmer, âgée de 25 ans, aussi conçue à la suite de traitements de fertilité reçus à la même clinique, par le même médecin.

Rebecca Dixon a confié en entrevue avoir été régulièrement questionnée à savoir si elle avait été adoptée. Un concours de circonstances a amené la famille à effectuer des vérifications, notamment un diagnostic médical de maladie coeliaque, souvent héréditaire, mais qui ne semble pas présente dans les familles de Daniel et Davina Dixon.

Après une investigation lancée par sa famille, Rebecca a appris que son père n’était pas son géniteur. Dans la foulée de ses recherches, elle a aussi rencontré Kat Palmer, une jeune femme de 25 ans, dont la mère a aussi été traitée à même clinique. Elle y avait subi une fécondation, de la part d’un donneur anonyme», qui s’avère être le médecin traitant : Norman Barwin.

L’ADN de Kat Palmer a des correspondances avec celui de Rebecca Dixon. Ironie du sort, les deux jeunes femmes, vraisemblablement demi-sœurs, fréquentaient la même école, spécialisée en Arts, à Ottawa, avaient des amis communs, mais ne se connaissaient pas.

Toujours selon le quotidien torontois, Barwin n’en est pas à ses premières frasques. En 2013, il s’était présenté devant l’équivalent ontarien du Collège des médecins pour avoir mélangé» des échantillons de sperme dans trois dossiers. Deux de ces cas ont fait l’objet de poursuites et M. Barwin avait remis sa démission.