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«Ça ne me surprend pas que certains médias aient été écoutés» - Ken Pereira

TVA Nouvelles

Le lanceur d’alerte le plus connu au Québec, Ken Pereira, qui s’était tourné vers les journalistes afin de mettre au jour, entre autres, les liens entre la FTQ-Construction et le crime organisé, n’est pas surpris de l’espionnage policier à l’endroit de journalistes.

«Ça ne me surprend pas que certains médias aient été écoutés à leur insu. Certains ont fait ça pour faire avancer leur propre carrière. Je crois qu’il y en a beaucoup plus que les journalistes dont on parle», a soutenu l’ancien syndicaliste et témoin-vedette de la commission Charbonneau à TVA Nouvelles.

L’espionnage des cellulaires d’une dizaine de journalistes par le Service de police de la ville de Montréal et la Sûreté du Québec a provoqué une tempête politique, médiatique et populaire.

Confiance en la police

«De 2008 à 2012, quand je me battais [contre les mauvaises pratiques de la FTQ-Construction], la police ne voulait certainement pas que je parle à un journaliste, elle voulait que je leur donne [les informations] à eux», avance l’ancien directeur de la section 181.

Malgré l’espionnage à l’endroit des journalistes, le sonneur d’alerte a toujours confiance en la police. «Je crois sincèrement à une société libre avec une police. La police est une nécessité. Mais parfois dans une société, quand c’est un peu étouffé, la police devient dangereuse», nuance Ken Pereira.

Quant aux journalistes, il soutient qu’ils sont indispensables. «On se sent à l’aise à aller voir un journaliste parce que c’est le quatrième pouvoir. Les journalistes ont parfois de gros défauts, mais sans les journalistes, il n’y a pas de commission d’enquête. Sans la pression médiatique, il n’y a pas d’UPAC», soutient Ken Pereira.

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