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«Je n’ai jamais prévenu Michel Arsenault qu’il y avait une enquête»

TVA Nouvelles

L’ancien ministre des Finances du gouvernement Charest, Raymond Bachand, assure qu’il n’a «jamais» prévenu l’ancien président de la FTQ, Michel Arsenault, qu’il était sous enquête.

En entrevue à 100% Nouvelles, M. Bachand a tenu à préciser le déroulé des évènements et de ses contacts avec M. Arsenault depuis 2009.

«Pour la première période, on est en 2009. Il y a la spectaculaire perquisition au Fonds de solidarité de la FTQ. Ça fait les manchettes de tous les médias du Québec», explique-t-il.

Quelques semaines plus tard, Raymond Bachand est devenu ministre des Finances et dit avoir reçu un appel de Michel Arsenault.

«Michel Arsenault m’appelle pour me demander d’être nommé au conseil d’administration de la Caisse de dépôt en me disant "Raymond, c’est maintenant toi qui en charge de la Caisse de dépôt". Je lui ai dit "Michel vous êtes sous enquête, n’importe quel citoyen peut savoir que la FTQ est sous enquête"», dit-il.

Il précise qu’il savait que M. Arsenault était sous en enquête à ce moment là comme tous les citoyens du Québec qui avaient lu les journaux ou regardé la télévision.

«Tu ne nommes pas à un poste au conseil d’administration le président de l’institution qui est sous enquête.»

Raymond Bachand ajoute que c’est Michel Arsenault lui-même qui lui a appris quelques mois qu’il était sous écoute par les policiers de la Sûreté du Québec (SQ).

«La suite vous la connaissez. En 2013, l’information sur l’écoute coule et il fait une demande au ministre de la Sécurité publique en place Stéphane Bergeron», indique-t-il.

«Je répète donc que je n’ai jamais prévenu Michel Arsenault qu’il y avait une enquête. Je regarde la télévision comme vous.»

L’ancien ministre des Finances conclut en disant que «la police n’a pas à informer les politiques des enquêtes qu’ils mènent».

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