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Journalistes épiés: le grand patron de la SQ «irrité»

Martin Prud’homme, directeur général de la Sûreté du Québec (SQ), a découvert cette semaine que le corps policier qu’il dirige avait épié six journalistes. Le dirigeant s’avoue maintenant choqué par ce qui a été mis au jour.

 «J’étais irrité [...]  Ça fait deux ans que je travaille pour qu’on ait une bonne relation avec les journalistes. Je crois à la liberté de presse. Je crois à la protection des sources», a-t-il affirmé d’entrée de jeu à TVA Nouvelles. «Je vis les conséquences de ce qui s’est fait en 2013», a-t-il ajouté.

Visonnez l'entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus

La Sûreté du Québec a confirmé mercredi qu'elle avait mis sous surveillance six journalistes en 2013 à la suite d'une demande faite au ministère de la Sécurité publique, pour lequel Prud'homme était d’ailleurs sous-ministre à l’époque. Ce dernier précise d'ailleurs qu’il n’était pas au courant du déroulement de l’enquête commandée par le ministère dont il faisait alors partie.

Le directeur de la SQ s’avoue aussi perplexe quant à la manière dont l’enquête de l’époque a été menée, précisant toutefois que celle-ci devait être menée.

«Il y avait une divulgation de conversation d’écoute électronique, c’est un acte criminel! Le directeur de l’époque devait faire enquête et j’aurais fait la même chose. Je ne suis toutefois pas d’accord avec la manière dont elle a été faite», estime le dirigeant.

Ce dernier rappelle d’ailleurs que des mesures ont été immédiatement prises au sein de la SQ pour empêcher qu’une telle situation ne se reproduise. Il signale entre autres le déclenchement d’une enquête indépendante et l'émission une directive interne interdisant toute surveillance ou écoute électronique sur un journaliste sans obtenir la permission du directeur.

«Lorsqu’on touche à la communauté journalistique, il faut faire attention à la manière dont on travaille», conclut Martin Prud’homme.

 

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