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La CAQ insiste sur la tenue d’une enquête publique

TVA Nouvelles

La Coalition Avenir Québec (CAQ) demande au gouvernement libéral de lancer une enquête publique sur l’affaire des journalistes espionnés par les corps policiers, jugeant qu’une telle mesure devient «incontournable».

«Après ce qu’on a appris hier sur les six journalistes espionnés par la SQ, je crois que c’est rendu incontournable pour rétablir la confiance de la population et des journalistes», a déclaré François Legault, jeudi en point de presse.

Le chef de la CAQ précise aussi qu’il ne s’agit pas seulement d’une mesure exigée de son parti, puisque la Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec (FPJQ), des juristes et le nouveau directeur de la SQ ont énoncé la même demande.

«C’est au premier ministre de faire preuve de leadership. Il ne doit pas faire un Jean Charest de lui-même et attendre que la pression monte pour prendre la seule décision qui doit être prise: une enquête publique», a ajouté Legault.

Deux coprésidents

François Legault précise aussi que l’enquête devrait être menée par deux coprésidents : un provenant du milieu des médias et l’autre du milieu juridique.

«C’est important que les médias soient sur le même pied que le milieu juridique pour tenir compte comme il se doit de la liberté de presse», a-t-il avoué, ajoutant qu’il croit possible de tenir une enquête publique bien encadrée dont l'issue serait connue rapidement.

Le chef estime aussi essentiel que certaines nominations dans le milieu policier devraient être davantage prises en charge par l’Assemblée nationale.

«Le directeur de la Sûreté du Québec et le directeur de l’UPAC devraient être nommés au deux tiers par l’Assemblée nationale. On ne veut pas d’une police politique au service du gouvernement en place.»

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