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La SQ a épié plusieurs journalistes pendant plus de quatre ans

Agence QMI

Lancement du livre écrit par Éric Thibault et Félix Séguin.

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Les communications du journaliste du «Journal de Montréal» Éric Thibault ont été surveillées de février 2009 à mai 2013, a-t-il affirmé jeudi. Le journaliste Alain Gravel pour sa part a fait l’objet de surveillance de 2008 à 2013.

La Sûreté du Québec a contacté les journalistes visées par les mandats jeudi pour leur donner les détails.

Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, et sa collègue à la Justice, Stéphanie Vallée, ont annoncé jeudi matin la tenue d’une enquête sur les nombreux de cas de journalistes qui ont été épiés par la police en 2013. Alors qu’on croyait que cette surveillance n’avait été effectuée qu’en 2013, des journalistes concernés ont appris jeudi qu’ils avaient été épiés pendant beaucoup plus longtemps.

Par exemple, la surveillance du téléphone cellulaire d’Éric Thibault a commencé lorsqu’il était au «Journal de Québec» en 2009 et s’est poursuivie lorsqu’il a transféré au Journal de Montréal en 2011.

Pour sa part, Alain Gravel a été surveillé alors qu’il était à la barre de l’émission «Enquête» qui fait une utilisation importante de sources anonymes.

«J'ai été espionné pendant 5 ans de 2008 à 2013. Toute la période de nos enquêtes sur l'industrie de la construction. Haut le cœur!» a écrit M. Gravel sur Twitter jeudi.

Voyez ci-dessous l'entrevue de Pierre Bruneau avec la ministre Stéphanie Vallée

 

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