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Pas une «préoccupation» au fédéral, soutient Trudeau

Dominique La Haye | Agence QMI

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Dominique Lahaye/Agence QMI

Justin Trudeau assure que les journalistes ne sont pas surveillés par les agences fédérales de sécurité comme c’est le cas au Québec.

Le premier ministre a indiqué jeudi s’être entretenu à ce sujet avec les dirigeants de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et l’agence d’espionnage canadienne, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).

«J’ai communiqué avec (...) le commissaire de la GRC et avec le SCRS pour m’assurer qu’effectivement il n’y a aucune activité de ce type qui se passe au niveau fédéral», a-t-il déclaré.

«On a des balises, des règles et des paramètres très stricts en place et j’ai été rassuré qu’il sont tous en train d’être suivis et on peut être rassuré qu’au niveau fédéral on n’a pas cette préoccupation», a poursuivi M. Trudeau.

Le premier ministre n’a pas fermé la porte à l’idée de modifier l’article 193 du Code criminel, en vertu duquel des journalistes ont fait l’objet d’une enquête policière, car considérés comme suspect.

«Je pense qu’avec ces nouvelles, on va certainement avoir des réflexions sur comment en tant que société nous nous devons d’assurer la protection des journalistes et de leurs sources confidentielles. Je sais que dans un monde où il y a quand même des dangers, nous nous devons d’être responsables dans notre fonctionnement, mais c’est fondamental à nos valeurs, à notre identité en tant que pays libre et juste que les journalistes puissent faire leur travail d’informer les Canadiens et donc de protéger leurs sources confidentielles», a-t-il affirmé.

Le grand patron du SCRS, Michel Coulombe, a fait une brève déclaration, jeudi, abondant dans le même sens que celle du premier ministre.

«Grâce aux mesures de protection vigoureuse, une telle situation ne se produit pas à l’échelon fédéral. Je ne ferai aucun autre commentaire sur ce sujet», a-t-il soutenu, disant ne pas vouloir commenter sur des questions de nature «opérationnelle».

Le chef sortant du NPD, Thomas Mulcair, ne se dit pas rassuré par les propos du premier ministre et a lieu de croire que des journalistes font aussi l’objet de surveillance par les autorités fédérales.

«M. Trudeau n’a à aucun moment affirmé qu’il n’y a aucune cause de surveillance policière en ce moment au Canada», soutient-il. «Il a utilisé toutes sortes d’autres formulations générales autour de la question pouvant peut-être amener les gens à comprendre qu’il n’y avait pas de cas de surveillance policière de journalistes au niveau fédéral, mais ce n’est pas vrai, car on sait qu’il y en a», a-t-il ajouté.

M. Mulcair maintient qu’une enquête publique fédérale rétroactive est nécessaire pour faire la lumière sur cette situation.

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