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«On ne peut pas juste dire qu’on ne le fera plus»

TVA Nouvelles

Alors que l’affaire des journalistes espionnés par des corps policiers continue de prendre de l’ampleur, un expert en relations publiques y voit une «crise» qui risque de bouleverser profondément les façons de faire au Québec.

Steve Flanagan, de Flanagan Relations publiques, est clair: les Québécois ont perdu confiance envers les corps policiers alors que l’impact sur les politiciens demeure encore difficile à évaluer.

«C’est une situation qui est vraiment préoccupante. Je vais parler de crise réellement parce qu’il y a vraiment une rupture au niveau de la confiance entre les Québécois et leurs services de police et peut-être même leurs politiciens», a expliqué en entrevue à TVA Nouvelles celui qui a été porte-parole d’Hydro-Québec pendant la crise du verglas, en 1998.

Pour expliquer cette rupture du lien de confiance, Steve Flanagan évoque une «collision» entre la culture policière et les «valeurs démocratiques qui sont défendues par les Québécois».

«On ne peut pas mettre cette histoire sous le tapis et simplement dire qu’on ne le fera plus. On va vraiment devoir changer les pratiques, les moyens d’enquête à l’égard de la protection des libertés individuelles et de la liberté de la presse. [...] Dans ce cas-ci, je pense qu’il y aura un avant et un après», croit l’expert en gestion de crise.

«Je pense que les Québécois ont besoin de réponses rapidement, ont besoin d’être rassurés», ajoute-t-il.

Selon M. Flanagan les révélations au sujet de la Sûreté du Québec (SQ), hier, sont venues confirmer que ces pratiques «ne sont pas si extraordinaires» que le laissait entendre le directeur du Service de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet, le laissait entendre plus tôt cette semaine.

«Ça fait partie, peut-être, de la culture et des mœurs au niveau des enquêtes et c’est à ça qu’on va devoir s’attaquer. On va devoir non seulement faire une enquête indépendante et une inspection, mais aussi faire une évaluation du leadership au sein de ces organisations, mais surtout évaluer l’état de la culture organisationnelle à l’intérieur des corps policiers pour l’adapter aux valeurs des Québécois d’aujourd’hui, parce qu’il y a un fossé présentement», conclut l’expert.

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