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Stéphane Bergeron a toute la confiance de son collègue Pascal Bérubé

TVA Nouvelles

Le député péquiste Pascal Bérubé estime que la création d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur l’espionnage de journalistes par la police est une bonne décision dans les circonstances.

«Il reste toutefois des choses à clarifier quant à la durée, à la divulgation du rapport et au mode de fonctionnement, car nous voulons que ce soit non partisan», affirme le leader parlementaire et député de Matane-Matapédia.

M. Bérubé a été désigné pour remplacer Stéphane Bergeron à titre de critique de l'opposition officielle en matière de Sécurité publique.

«Tout le monde est d’accord sur la commission d’enquête, mais on aimerait être consulté sur ce qui s’en vient. On peut dire que c’est la semaine des journalistes, on veut que ça fonctionne et on va participer pleinement.»

Ce matin, le député Stéphane Bergeron a annoncé qu’il se retirait de ses fonctions de porte-parole du Parti québécois en matière de Sécurité publique, estimant qu’il était devenu une source de «distraction» au sein de son caucus.

Le député de Verchères est mis en cause dans les dernières révélations voulant que des journalistes aient été épiés par la SQ, en 2013, alors qu'il était ministre de la Sécurité publique. Il s’est vivement défendu de n’avoir rien eu à voir avec le fait qu’on ait épluché les registres téléphoniques de journalistes.

Questionné à savoir s’il était à l’aise de continuer à siéger alors qu’un de ses collègues députés, M. Bergeron, sera clairement identifié comme l’un des principaux témoins de l’enquête, Pascal Bérubé n’a pas hésité à lui réitérer sa confiance : «Bien sûr, je crois Stéphane Bergeron, je siège avec lui depuis plusieurs années. Et dès que Félix Séguin de TVA a sorti l’histoire, hier, révélant qu’à la Sûreté du Québec, il y avait eu des cas également (de journalistes épiés), on se doutait bien que les gens allaient questionner l’intention.»

«Je prends la parole de Stéphane Bergeron, dit M. Bérubé. Il s’est exprimé hier avec le chef (de la SQ), il l’a fait encore ce matin, il veut participer. Je n’ai aucune raison de douter de ça.»

Le député péquiste a indiqué avoir été témoin à quelques reprises d’échanges entre son collègue Bergeron et le DG de la SQ, notamment à L’Île-Verte et à Lac-Mégantic. «Mais de là à prétendre que Pascal Bérubé aurait demandé une telle chose, c’est ne pas connaître la probité d’un homme comme Stéphane Bergeron», soutient-il.

Faisant le parallèle avec la commission d’enquête sur l’industrie de la construction, au cours de laquelle le PQ a aussi été visé par des soupçons, M. Bérubé croit que le format d’une commission «qui va toucher tout le monde» est le plus approprié pour faire toute la lumière. «On n’a rien à cacher», répète-t-il.

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