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«C’est un peu comme un exorcisme populaire»

TVA Nouvelles

Le gouvernement Couillard a-t-il bien fait de déclencher une commission d’enquête à la suite du scandale des journalistes espionnés par des corps policiers?

Même si cette façon de faire est parfois critiquée en raison des coûts qu’elle engendre, une ancienne procureure de la commission Gomery croit qu’il s’agit d’un «bon moyen» afin de faire la lumière sur cette affaire.

«Une commission d’enquête c’est un bon moyen pour faire la vérité, faire le tour d’une question, lorsqu’on sent que la grogne populaire est présente. Est-ce que c’est le seul moyen? Probablement pas, mais c’est certain que ça présente des avantages intéressants par rapport à d’autres forums», a expliqué Me Marie Cossette en entrevue à TVA Nouvelles.

«C’est un peu comme un exorcisme populaire parce que c’est le moyen où le public peut avoir accès à des informations auxquelles il n’aurait pas accès autrement.»

Des rapports tablettés?

Afin d’éviter que les recommandations qui découlent d’une commission d’enquête tombent dans l’oubli, Me Cossette croit que les commissaires doivent être le plus concrets possible dans leur rapport.

 «Plus les commissaires vont tabler sur des recommandations très concrètes, très ancrées dans la réalité, à ce moment-là elles vont être mises de l’avant», affirme l’avocate, citant au passage l’exemple de la commission Johnson sur l’effondrement du viaduc de la Concorde.

«Évidemment, lorsqu’on est dans les principes, c’est plus difficile parce que, parfois, il y a des changements de gouvernement au pouvoir ou, parfois, les impacts concrets seraient tellement difficiles à mesurer que le gouvernement prend la décision de la mettre de côté», ajoute Me Cossette qui qualifie les commissions d’enquête d’«exercice positif», même si les recommandations ne sont pas toujours appliquées.

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