/regional/saguenay

Les patients hospitalisés en psychiatrie à Chicoutimi sont en sécurité

La direction du Centre de santé du Saguenay-Lac-Saint-Jean a tenu à préciser que tous ses patients hospitalisés en psychiatrie à l’hôpital de Chicoutimi sont en sécurité. Au moins quatre patients en détresse qui avaient consulté ont mis fin à leurs jours en un an.

«La santé mentale est quelque chose d'excessivement complexe qui ne se mesure pas avec un thermomètre ou une prise de sang», rappelle la directrice du programme en santé mentale de l'établissement, Julie Lavoie.

Elle dit comprendre l'inquiétude des familles endeuillées.

«Je serais très triste d'entendre que des gens ne sont pas venus consultés parce qu'ils n'ont pas confiance au réseau en raison des événements récents», s'inquiète Mme Lavoie.

«Il ne faut pas rester chez nous avec vos problématiques de santé mentale. Il ne faut pas hésiter à consulter parce que les services sont de qualité», assure-t-elle.

Mais encore faut-il que la personne souffrant de détresse psychologique accepte de se faire soigner. Le psychiatre est lié légalement aux droits de l'individu.

«C'est souvent ce qui déçoit les familles. Elles voudraient qu'on envoie les gens en cure fermée, mais si l'individu ne veut pas, je ne peux pas faire ça», explique la chef du département de psychiatrie régional, Dre Lise Lavoie.

Elles conviennent que le risque zéro n'existe malheureusement pas.

«Quand les gens sont en psychiatrie où les entrées et les sorties sont contrôlées, ça ne veut pas dire qu'ils ne peuvent pas avoir accès à l'extérieur de l'établissement et poser des actions qui peuvent mettre leur vie en danger, précise Julie Lavoie. Il n'y a rien de parfait. Est-ce qu'il y a place à l'amélioration ? Oui, comme pour n'importe quoi.»

Elle admet d'ailleurs que les services psychosociaux offerts sur les unités de psychiatrie sont actuellement insuffisants.

«Est-ce qu'il y a l'équivalent d'un temps complet en travail social actuellement ? La réponse c'est non, sauf qu'on a trouvé des mesures compensatoires en attendant de développer un service permanent», précise-t-elle.

Le ministre de la santé de passage à Saguenay, a assuré, une fois de plus, qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter.

«S'il y avait quelques soupçons que ce soit sur une problématique particulière en santé mentale, je vous assure qu'on interviendrait», a réitéré le Dr Gaétan Barrette.

Dans la même catégorie