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Ottawa refuse de remonter dans le passé

Guillaume St-Pierre | Agence QMI

Ottawa refuse de s’engager à demander aux agences fédérales de sécurité si des journalistes canadiens ont été épiés par le passé, comme c’est le cas au Québec.

Le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale, a donné l’assurance, vendredi, qu’«aucun» reporter n’est «actuellement» surveillé.

Pressé de questions, il a toutefois refusé de dire si la GRC ou le service de renseignement canadien ont espionné des journalistes dans les cinq dernières années.

«Écoutez, l’enjeu est de savoir ce qui se passe à l’heure actuelle, et nous pouvons offrir l’assurance que ce genre d’activité ne se produit pas actuellement», a-t-il signalé

«La situation au niveau fédéral n’est pas la même qu’au Québec. Je n’ai aucune connaissance de ce qui aurait pu se produire à l’époque où nous ne formions pas le gouvernement», a martelé le ministre.

Une enquête demandée

Se disant «choqué» que des journalistes aient été espionnés, le député conservateur Tony Clement demande au ministre d’ouvrir une enquête.

«Est-ce que Sécurité publique Canada va enquêter sur ces graves abus de la confiance du grand public, notamment sur toute activité similaire au palier fédéral ?», écrit-il dans une lettre envoyée au bureau de M. Goodale.

«Je crois qu’il serait prudent d’assurer à tous les Canadiens que la liberté de la presse est une chose que le gouvernement du Canada est prêt à défendre », a-t-il ajouté.

Jeudi, le premier ministre premier Justin Trudeau a donné l’assurance des journalistes ne sont pas surveillés par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).

«On a des balises, des règles et des paramètres très stricts en place et j’ai été rassuré (de savoir) qu’ils ne sont pas suivsi et on peut être rassuré qu’au niveau fédéral on n’a pas cette préoccupation», a dit M. Trudeau en évoquant le cas du Québec.

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