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Denis Gallant se dit indépendant du maire Coderre

Marie Christine Trottier | Agence QMI

POL-INSPECTEUR-GENERAL-MONTREAL

PIERRE-PAUL POULIN/LE JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI

Denis Gallant s’estime tout à fait légitime de mener l'enquête administrative confiée par le maire Denis Coderre, pour faire la lumière sur la surveillance des journalistes, et ce, même si cette enquête sur les sources semble avoir été déclenchée par une plainte du maire auprès de l'ancien directeur du SPVM.

«Qu'il soit venu de n'importe qui, je pense que le mandat est légitime. Je suis totalement indépendant d'esprit et je relève du conseil municipal. J'avais le choix d'accepter ou de refuser ce mandat», a affirmé Me Gallant.

Même s'il est déjà «très occupé» en tant qu'Inspecteur général, il croit qu'il aura le temps de mener à bien cette enquête administrative sur la surveillance des journalistes par le SPVM. Il entend déposer son rapport le 31 janvier prochain.

«Je vais moins m'approprier de mandats [au Bureau de l'Inspecteur général] et je vais mener cette enquête en parallèle. Je suis capable de faire ça. [...] Je suis habitué à travailler sept jours par semaine», a ajouté Me Gallant.

Doubler le travail?

Danielle Pilette, professeure à l'UQAM spécialisée en gestion municipale, estime que Montréal n'avait aucune obligation de mener une enquête administrative puisque cela va «dédoubler» le mandat de Québec.

«Ça donne l’impression que le maire est sur la défensive au cas où Québec trouverait qu’il y a apparence d’ingérence», a-t-elle déclaré.

Elle a continué en se demandant quel est le véritable but de la démarche.

«Est-ce que le but c’est de faire contrepoids à l’enquête de Québec et arriver à des conclusions différentes? Par exemple, si à Québec on blâme le SPVM, l’enquête de Gallant pourrait venir plutôt le féliciter», a dit Mme Pilette.

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