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Beaucoup plus de risques pour le Québec, dit Desjardins

L’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis a fait beaucoup grimper le niveau d’incertitude et de risques pour les économies canadienne et québécoise, estime Desjardins.

Qualifiant cette élection de «surprise importante pour les marchés», l’économiste principal Francis explique que le programme de M. Trump met beaucoup d’accent sur une relance économique qui passe notamment par des baisses drastiques des impôts des particuliers et des entreprises, par des investissements en infrastructures et par la renégociation des accords commerciaux.

Pour le Canada et le Québec, le durcissement des relations en ce qui concerne les accords commerciaux tels que l’ALENA est la «principale source d’inquiétude», affirme M. Généreux.

L’économiste principal au sein des Études économiques Desjardins croit toutefois qu’il encore trop tôt «pour escompter une éventuelle abrogation des accords commerciaux, incluant l’ALÉNA».

«Donc, pour le moment, les effets appréhendés sur les économies américaine, canadienne et québécoise devraient être modérés. Mais, rappelons-le, l’incertitude et les risques ont pris beaucoup d’ampleur», insiste-t-il dans une note publiée mercredi.

M. Généreux croit aussi que certains éléments du programme de M. Trump pourraient amener une contribution positive à l’économie américaine à court terme. Toutefois, leur financement par le biais d'un gonflement de la dette et des déficits constitue un risque à plus long terme.

Enfin, l’élection du candidat républicain devrait amener la banque centrale américaine, la Fed, à s’ajuster quant aux taux directeurs.

«Jusqu’à hier, les probabilités d’une hausse des taux directeurs à la réunion du 14 décembre étaient très élevées. Elles ont quelque peu baissé, reflétant l’instabilité observée sur les marchés et l’incertitude accrue pour l’économie américaine».