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Blaney attaque Bernier sur la gestion de l'offre

Dominique La Haye | Journal de Québec 

David Stobbe / Agence QMI

Steven Blaney a qualifié de «désastre» motivé par «des raisons idéologiques» la proposition de son rival Maxime Bernier d'abolir la gestion de l'offre, lors du premier débat opposant mercredi les candidats à la direction du Parti conservateur.

Si au lendemain de l'élection présidentielle américaine, le nom de Donald Trump s'est invité à quelques reprises dans les échanges, le principal adversaire des douze candidats a été Justin Trudeau.

Ils ont vertement critiqué la décision du premier ministre d’imposer une taxe sur le carbone à compter de 2018, avec un prix plancher pour la tonne d’émission, comme moyen de lutter contre les changements climatiques.

Alors que l’économie a été au centre de ce premier débat en anglais à Saskatoon, les candidats qui tentent de succéder à Stephen Harper en mai prochain, ont beaucoup vanté l’héritage de leur ex-chef et critiqué le déficit de près de 30 milliards $ du gouvernement Trudeau, sans plan de retour à l’équilibre budgétaire.

La réduction des dépenses de l’État et des taxes étaient à l’honneur chez les candidats qui comprennent les ex-ministres Lisa Raitt, Michael Chong, Kellie Leitch, Erin O'Toole, Chris Alexander, ainsi que l’ancien président des Communes, Andrew Scheer, les députés Brad Trost et Deepak Obhrai, ainsi que l'ancien député Andrew Saxton et le médecin Daniel Lindsay.

Trop nombreux sur scène pour jeter les gants, seuls M. Blaney s’en est pris à son seul autre adversaire du Québec.

«J’aime le libre-échange, mais j’aime mon lait canadien. Comment un libertarien peut-il s’opposer à un bon système qui ne coûte aucun dollar aux contribuables et qui offre aux Canadiens des produits alimentaires de qualité à un prix abordable», a lancé le député de Lévis au député de Beauce.

«Maxime, ton plan est un désastre aveuglé par l’idéologie. Pourquoi financez-vous votre campagne sur le dos des familles travaillantes de nos comtés qui nourrissent notre pays», a ajouté M. Blaney.

M. Bernier a pour sa part souri devant la sortie soudaine de son adversaire, faisant plus tard valoir qu’il se doit de parler «avec passion et conviction» et de «défendre les principes de libre-marché» et d’être «un politicien authentique».

Trump et l’ALÉNA

Mme Leitch a profité de cette tribune pour s’inspirer du discours de Donald Trump, faisant valoir qu’un faussé existait entre l’«élite» et ce que les Canadiens pensent. Elle a cherché à maintes reprises à faire un rapprochement entre la position du nouveau président en matière d’immigration et le controversé test «sur les valeurs canadiennes» qu’elle veut faire passer aux nouveaux arrivants.

Si tous les candidats ont fait la promotion du libre-échange, Mme Leitch a pour sa part lancé qu’elle serait «Tough on Trump» ou dur à l’endroit du président en ce qui a trait aux discussions portant sur l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

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