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Coderre craint le protectionnisme américain

Marie Christine Trottier

 - Agence QMI

Le maire Denis Coderre croit que Montréal devra diversifier ses liens d'affaires avec d'autres partenaires que les États-Unis dans les prochaines années, au lendemain de l'élection du nouveau président Donald Trump.

Le maire Coderre a profité du dévoilement du programme de sa mission économique en Israël et en Cisjordanie pour souligner l'importance de la diversification des partenaires économiques des entreprises montréalaises.

L'élection de Donald Trump pourrait être le synonyme de plus de protectionnisme économique de la part des Américains et potentiellement nuire aux affaires montréalaises.

«Au lieu de bâtir des murs, il faudrait les faire tomber», croit M. Coderre, en référence à la promesse de Donald Trump de bâtir un mur entre les États-Unis et le Mexique.

Mission économique

Du 13 au 18 novembre, les maires Denis Coderre et John Tory, de Toronto, visiteront notamment Tel-Aviv, Jérusalem, Ramallah, Bethléem et Be'er Sheva en Israël et en Cisjordanie avec une délégation de 120 personnes. Après la Chine à l'automne 2015, il s'agit de la seconde mission économique de cette envergure à laquelle participe le maire Coderre.

En tout, 51 entreprises de Montréal participeront à cette mission. Le maire Coderre espère ainsi que ce voyage élargira «les horizons» du marché montréalais.

«Il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Même si notre plus gros client, c'est les Américains, [...] plus on va diversifier, plus on va se donner des chances. Ça ne sera pas au détriment de notre relation avec les Américains», précise-t-il.

M. Coderre a d'ailleurs rappelé qu'à la suite de son passage en Chine, l'an dernier, une ligne aérienne directe s'est développée entre Shanghai et Montréal.

«On pourrait penser que Montréal-Tel-Aviv, ce sont des choses dont on pourrait discuter», a-t-il évoqué.

Effet de groupe

«Ce qui est important pour cette mission, c'est qu’Israël représente un hub d'innovations. Ça va être intéressant pour nos entreprises d'ici», croit Michel Leblanc, PDG de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

Même si Israël n'est pas un marché aussi important que la Chine, M. Leblanc croit que cette mission permettra aux entreprises d'ici de développer de nouvelles opportunités. Selon lui, «l'effet de groupe» permettra aux plus petits entrepreneurs de tisser des liens grâce aux entreprises montréalaises déjà présentes en Israël.

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