/news/politics

L’ombre de Trump plane sur le Parlement

Guillaume St-Pierre | Agence QMI

L’ombre du président américain élu, Donald Trump, a plané sur la période de questions à Ottawa, lundi, alors que les députés étaient de retour en Chambre après une semaine de congé.

Les élus fédéraux ont repris leurs travaux parlementaires pour la première fois depuis l’élection-surprise de M. Trump à la tête de la première puissance mondiale, mardi dernier.

Entre inquiétude et espoir, les partis d’opposition ont préparé leurs questions au gouvernement en fonction de cette nouvelle donne.

Les conservateurs ont demandé au gouvernement Trudeau d’appuyer sur l’accélérateur dans le dossier du projet de pipeline Keystone XL, tué dans l’oeuf par Barack Obama en 2015.

L’an dernier, conservateurs et libéraux s’étaient dits déçus de la décision de l’administration Obama de bloquer le projet d’oléoduc censé ouvrir davantage le marché américain au pétrole des sables bitumineux.

Qu’en est-il de la position libérale aujourd’hui?

«C’est l’entreprise [TransCanada] qui est responsable de produire une nouvelle demande aux États-Unis. La portion canadienne du pipeline a été approuvée en 2010», a expliqué le ministre des Pêches, Dominic LeBlanc.

M. LeBlanc a ajouté être «impatient» de travailler avec l’administration Trump sur ce projet énergétique.

Le NPD, qui s’oppose au projet Keystone XL, estime qu’il doit être soumis à une nouvelle analyse environnementale, à la lumière des engagements du Canada en vertu de l’Accord de Paris.

«Ça va être très intéressant de voir si Justin Trudeau va être capable de se tenir debout et défendre les intérêts du Canada ou s’il va plier l’échine», a dit le chef Thomas Mulcair, rappelant que Trump ne croit pas en l’existence des changements climatiques.

Les troupes néodémocrates ont d’ailleurs tenu à envoyer un message symbolique à M. Trump, lundi, en donnant la parole uniquement à des députées féminines en Chambre.

Thomas Mulcair a aussi souligné que, contrairement à Justin Trudeau, il ne féliciterait «jamais» le magnat de l’immobilier pour sa victoire.

«M. Trudeau l’a félicité de sa réussite. Moi, je ne l’ai jamais félicité et je ne le ferais jamais, a-t-il dit, accusant au passage le premier ministre d’avoir «supplié» Donald Trump de visiter le Canada le plus tôt possible.

Dans la même catégorie