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Les organismes communautaires inquiets de la Loi 70

Au Québec, c'est en Mauricie qu'on retrouve le plus d'assistés sociaux avec une proportion de 9,7% de la population. Les répercussions de la Loi 70 risquent d'être énormes dans cette région.

Les nouveaux prestataires d'aide sociale jugés aptes au travail devront s'engager dans un programme de recherche d'emploi sans quoi, ils devront se débrouiller avec 399 $ par mois.

«L'idée de présenter la panoplie de possibilités qu'Emploi Québec offre aux gens, c'est une bonne idée», croit Sylvie Tardif, coordonnatrice de l'organisme Comsep. «La mauvaise idée, s'est de couper les gens.»

Moisson Mauricie vient déjà en aide à près de 23 000 personnes par mois. Son président, Jean-Guy Doucet, croit qu'il faut éviter les préjugés.

«Des paresseux qui ne vont pas travailler, il y en a, mais ce n'est pas la majorité. Ce sont des gens carencés, des gens qui ont des dossiers judiciaires, qui ont toutes sortes de problèmes.»

L'abbé Denis Gervais travaille avec les plus démunis depuis plus de 30 ans. Il reproche au système de ne pas tenir compte des individus.

«C'est un peu comme si ton enfant apprend à marcher, il tombe à terre et tu lui donnes un coup de pied dans le derrière pour dire ne fait pas ça. Il a besoin de reprendre confiance en lui, il a besoin de se sentir soutenu. C'est un moment critique et c'est ça que le gouvernement n'est pas capable d'imaginer.»