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Olymel prête à faire face aux changements

Martine Turenne | TVA Nouvelles 

Quel que soit le sort de l’ALÉNA avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, le président-directeur général d’Olymel, Réjean Nadeau, affirme que son entreprise est prête à s’adapter.

Olymel est aujourd’hui l’un des plus gros producteurs et transformateurs de porc au pays et exporte dans 65 pays, en comptant 11 500 personnes à son emploi.

M. Nadeau était l’invité de Pierre Bruneau à «Carte d’affaires», mercredi, sur les ondes de TVA Nouvelles.

Êtes-vous inquiet de l’élection de Donald Trump ?

Bien sûr, Donald Trump a annoncé qu’il voulait remettre en question l’ALENA, voire l’abolir. Olymel est un exportateur important aux États-Unis. J’espère que l’ALENA demeure intact, mais Olymel exportait avant l’ALENA, et on continuera d’exporter après, s’il y a lieu. Il y a une vague de protectionnisme aux États-Unis, mais ce pays exporte également son porc, une commodité transigée à travers le monde. Les États-Unis vendent leurs porcs au Canada, et on vend les nôtres aux États-Unis. On est aussi en compétition sur plusieurs marchés internationaux. C’est une activité économique très importante autant pour nous que nous eux.

Depuis 20 ans, les choses ont évolué, le commerce a changé...

Le commerce s’est beaucoup développé depuis mon arrivée chez Olymel. On a vu la croissance de la demande en provenance des pays asiatiques et, plus récemment, de la Chine. Le marché s’y est développé de manière fulgurante des deux dernières années.

Vous avez connu une période plus difficile, vers la fin 2009, et vous avez dû vous restructurer...

Oui, on avait profité d’un dollar faible, on s’est fait rattraper par la force du dollar, et on a dû se restructurer et prendre des décisions difficiles. Mais depuis, ça va bien, on est en période de développement. On a une entente de 13 ans avec l’usine de Yamachiche. On y a un projet d’investissement de plus de 80 millions $. C’était important d’y avoir une paix industrielle.

Quels sont les principaux défis d’Olymel ?

La main d’œuvre est un enjeu majeur. Les besoins sont grandissants, et même si on s’est mécanisé, une partie de la production demande beaucoup de main d’œuvre. L’autre grand défi est la sécurité alimentaire, on est là pour nourrir le monde, toute cette question nous préoccupe au plus haut point, tout comme le bien-être animal. C’est de plus en plus dans l’oeil des consommateurs et des grands clients. On met tout en oeuvre pour non seulement être dans les normes, mais aller au-delà des normes.

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