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Trump affirme avoir évité une délocalisation de Ford

Agence France-Presse

Le président élu américain Donald Trump affirme avoir évité une délocalisation d'une usine de production de Ford, ce qu'a confirmé le constructeur automobile vendredi dans un courriel.

«Viens de raccrocher au téléphone avec mon ami Bill Ford, le président du conseil d'administration de Ford, qui m'a fait savoir qu'il allait conserver le site Lincoln dans le Kentucky - Pas de Mexique», avait écrit sur son compte Twitter jeudi soir M. Trump dont le thème central de campagne était de faire revenir aux États-Unis des usines de groupes américains délocalisées.

Le site de rassemblement de Louisville produit le SUV (4x4 de ville) Lincoln MKC ainsi que le SUV Ford Escape. Si la marque à l'ovale bleu avait obtenu de délocaliser la production de ses petites voitures au Mexique, dans le cadre des accords salariaux négociés en 2015 avec le puissant syndicat UAW, rien n'avait été décidé sur la destination du Lincoln MKC.

«Il était plus que probable que le site de Cuautitlan au Mexique accueille le MKC», a indiqué à l'AFP vendredi Christin Baker, une porte-parole, renvoyant ensuite à un communiqué du groupe.

«Nous avons confirmé au président élu que la fabrication de notre petit SUV de marque Lincoln actuellement à l'usine d'assemblage de Louisville va rester dans le Kentucky» (centre-est), peut-on y lire.

Ce renoncement est une victoire pour Donald Trump, chantre du patriotisme économique qui s'en était pris pendant la campagne électorale aux groupes américains délocalisant leurs usines à l'étranger. Ford et le géant informatique Apple étaient ses cibles favorites.

M. Trump avait même menacé d'imposer une taxe à l'importation de 35% pour les voitures produites au Mexique puis importées aux États-Unis et promis de renégocier l'accord de libre-échange nord-américain (ALENA) conclu en 1994 entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Son message semble avoir porté puisque plusieurs États où l'industrie automobile est fortement représentée et qui votaient traditionnellement pour le candidat démocrate, comme le Michigan et le Wisconsin, ont voté pour lui en 2016 faisant basculer l'élection.

«Nous espérons que le président élu Trump et le nouveau Congrès vont mettre en place des politiques destinées à améliorer la compétitivité des États-Unis de sorte qu'il soit possible de conserver la production de véhicules ici aux États-Unis», prévient néanmoins Ford.

Le groupe de Dearborn (Michigan) n'a en revanche pas renoncé à la délocalisation programmée des autres usines de petites voitures au Mexique où le coût de la main-d’œuvre est bon marché. Le groupe y produit déjà, sur le site d'Hermosillo, la berline Lincoln MKZ.

Il a annoncé début avril un investissement de 1,6 milliard de dollars dans un nouveau site mexicain.

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