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Une mère dénonce une intervention policière auprès de son fils autiste

TVA Nouvelles

Une mère dénonce le travail et l’attitude des policiers qui sont intervenus auprès de son fils autiste de 14 ans en pleine crise à l’école secondaire qu’il fréquentait à Cornwall, en Ontario.

L’incident serait survenu le 10 novembre dernier à l’école L’Héritage de Cornwall, a indiqué sa mère, Karine Belleau, sur sa page Facebook. Son enfant, dit-elle, a été victime d’une intervention musclée et elle dénonce le manque de compréhension de la part des agents qui ont procédé à l’arrestation du garçon.

«À 13h, j’ai contacté mon garçon, tout se passait bien à ce moment, raconte-t-elle. Mais à 13h30, je ne sais pour quelle raison, il s’est désorganisé de façon majeure et on me demande d’aller le chercher.»

Une fois sur place, la mère constate la présence de policiers dans le stationnement de l’école, ce qui lui donne un mauvais pressentiment.

«À mon entrée, je constate deux policiers qui maintiennent mon garçon au sol menotté au dos qui pleure et crie qu’il ne comprend pas, poursuit Mme Belleau. Je me dirige vers eux et je dis au policier que je peux le calmer pour que tout se passe bien. Les policiers me demandent de reculer.»

Même si la mère insiste pour parler à son enfant afin de l’apaiser, les policiers auraient refusé catégoriquement qu’elle s’en approche.

«[Ils] m’ont crié après pour que je recule, ajoute la femme. Je me sentais tellement impuissante dans la détresse de mon garçon qui ne comprenait pas la situation. Ils l’ont traîné à l’extérieur et maintenu au sol face contre terre, genou dans le dos, car il se débattait.»

Au final, Karine Belleau soutient que son fils fait maintenant face à 8 chefs d’accusation, dont voies de fait sur le personnel, voies de fait sur des policiers, menace, agression armée avec une agrafeuse et port d’arme dans le but de blesser «avec cette même brocheuse».

«Il ne l’a pas lancée, rien, juste l’avoir dans les mains puisque quand mon garçon est anxieux, il prend ce qu’il y a à côté de lui», explique la maman monoparentale au sujet de l’agrafeuse.

«Notre société doit mettre en place des services pour ces enfants qui ont besoin d’aide ainsi que des services d’urgence lorsque l’enfant est en bris de fonctionnement, lance-t-elle dans un cri du cœur. Là, je dois trouver un avocat que je ne peux payer, mais pas droit à l’aide juridique.»

Lundi soir, TVANouvelles.ca a tenté de joindre le service de police de Cornwall, mais personne n’était disponible pour commenter la situation.