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Tétraplégique, il veut marcher à nouveau

Paralysé à la suite d’un accident nautique survenu en 2014, Vincent Clermont-Leduc espère pouvoir acquérir un exosquelette qui pourrait lui permettre de remarcher.

Le jeune homme s’est fracturé une vertèbre en sautant dans l’eau à la plage d’Oka, dans les Laurentides il y a deux ans.

Conduit en urgence à l’hôpital, celui qui avait 24 ans à l’époque, a été diagnostiqué comme tétraplégique, c’est-à-dire que ses quatre membres étaient paralysés.

«C’est comme si tu touches ton corps, mais c’est un cadavre. Je pouvais toucher ma cuisse, mais c’est comme si ce n’était pas la mienne», a expliqué Vincent Clermont-Leduc en entrevue à l’émission «Denis Lévesque».

Cependant, il a réussi à retrouver l’usage de ses bras à force de séances de réadaptation.

«Je peux bouger mes bras à 100%, je garde juste une petite séquelle à une main.»

Le jeune homme continue d’ailleurs sa réadaptation auprès de physiothérapeutes et a récemment pu essayer un exosquelette d’assistance à l’effort qui lui a permis de remarcher, une chose qu’il rêvait de pouvoir faire sans être certain que cela se réalise.

Vincent exosquelette

GRACIEUSETÉ

Cette structure mécanique a été principalement développée pour les militaires américains, mais de plus en plus de médecins la préconisent pour les personnes paraplégiques.

«Ce sont des jambes robotisées avec des courroies et des souliers. La personne qui les utilise porte un sac à dos où les paramètres de marche de l’exosquelette sont rentrés», fait savoir la vice-présidente de Neuro-Concept, Cindy Gauthier.

Mme Gauthier ajoute que le «robot» ne peut avoir d’équilibre tout seul et que le patient doit utiliser des cannes canadiennes pour transférer son poids de chaque côté de son corps pour avancer.

«C’est presque pareil que la marche. Les mouvements sont un peu plus exagérés, mais c’est pareil. Et je ne suis jamais tombé», détaille Vincent Clermont-Leduc.

L’appareil reste cependant très dispendieux, environ 130 000 dollars pour son acquisition et son entretien.

La famille du jeune homme se mobilise donc pour récolter des fonds, notamment auprès de la Ligue des bons amis et d’autres commanditaires.

«Vincent a fait sa réadaptation en cinq mois au lieu d’un an (...) On ne veut pas qu’il soit pris en pitié. On veut plutôt montrer que c’est un réel modèle de persévérance et de détermination», indique sa soeur Stéphanie Leduc.

Vincent lui dit avoir «hâte» d’aller se promener avec son futur exosquelette.

«Je n’aurai pas d’autonomie totale, il y aura toujours quelqu’un avec moi. Mais le feeling de pouvoir marcher. Je l’espérais sans avoir la garantie de l’avoir», dit-il.