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375e de Montréal: l’art public s’invite dans la rue

Yan Lauzon | Agence QMI

Martin Alarie / Agence QMI

Une grande exposition à aire ouverte transformera la rue Sherbrooke l’été prochain. Créée dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, «La balade pour la paix, un musée à ciel ouvert» soulignera également les 50 ans de l’Expo 67.

Du 29 mai au 27 octobre 2017, l’initiative qui s’étendra sur un kilomètre fera prendre l’air à 67 œuvres ou moments artistiques. Le message en sera un de paix, de tolérance et d’ouverture. Parmi les 25 sculptures et les 42 photographies choisies, on retrouvera une imposante maquette de Terre des hommes.

Grâce aux différents artistes, tout le Canada sera représenté, a-t-on assuré, avec ce projet mis sur pied par le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), en collaboration avec le Musée McCord et l’aide des universités Concordia et McGill.

Projet «durable»

En plus des 67 œuvres qui auront pignon sur rue, les passants auront droit à un tour du monde coloré qui est, en partie, là pour rester.

«Quarante-deux mats vont pavoiser la rue avec d’énormes drapeaux de tous les pays, suivant les Nations unies, et vont ensuite pouvoir être renouvelés et réutilisés par la ville, a détaillé Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du MBAM. C’est aussi un projet durable, si je peux dire, du point de vue des infrastructures.»

Pour Gilbert Rozon, ce «projet fondamental» servira à «créer des ponts». Ce sont d’ailleurs les mots «collectif», «inclusif» et «social» qui permettront à cette balade de voir le jour. Une création qui sera synonyme de diversité.

«C’est important pour nous de représenter, avec ce projet, toutes ces communautés qui font ce qu’est Montréal, Terre des hommes, aujourd’hui», a aussi dit Nathalie Bondil, ajoutant qu’il s’agit du «regard de Montréal portée sur le monde, une cité de 2017.»

Un passé éloquent

Le clin d’œil au rassemblement de l’Expo 67 dans cette exposition gratuite revêt une importance capitale pour le maire de Montréal, Denis Coderre.

«Ça démontre à quel point les fêtes du 375e c’est aussi d’avoir un regard sur le passé, de s’assurer que l’on puisse également être un véhicule de valeurs», a-t-il laissé savoir.

Très jeune à la fin des années 1960, ce dernier croit tout de même que la mémoire collective bénéficiera de ce retour dans le temps.

«Si on veut célébrer, si on veut se souvenir, ça nous prend des repères et le 50e anniversaire de l’Expo 67, pour moi, c’est magnifique», a-t-il dit.

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