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Amnistie dénonce la «répression systématique des libertés fondamentales»

Agence France-Presse 

Amnistie Internationale a fustigé samedi «la répression systématique des libertés fondamentales» opérée tout au long du règne de Fidel Castro, décédé vendredi soir à l'âge de 90 ans.

«Les accomplissements de Fidel Castro, qui a ouvert l'accès aux services publics à des millions de Cubains, ont été contrebalancés par une répression systématique des libertés fondamentales durant toute sa période au pouvoir», affirme l'ONG dans un communiqué, rappelant que des «centaines» d'opposants ont été exécutés dans la foulée de la révolution de 1959.

Amnistie salue toutefois des «progrès considérables en matière d'accès aux services de santé et au logement», ainsi qu'une «impulsion sans précédent» contre l'analphabétisme après l'arrivée au pouvoir du père de la révolution cubaine.

«Cependant, malgré ces réussites sur le plan social, les 49 ans de règne de Fidel Castro ont été caractérisés par une répression brutale de la liberté d'expression», écrit Erika Guevara-Rosas, directrice d'Amnistie Internationale pour les Amériques.

«L'état actuel de la liberté d'expression à Cuba, où des militants continuent d'être arrêtés ou d'être victimes de harcèlement pour leurs prises de position contre le gouvernement, est le plus sombre héritage de Fidel Castro», ajoute-t-elle.

L'ONG, selon laquelle la répression a pris de nouvelles formes, souligne avoir recensé, au fil des ans, des centaines de cas de «prisonniers de conscience», détenus pour avoir exercé «pacifiquement» leur liberté d'expression ou d'association.

«La question est désormais de savoir à quoi ressembleront les droits de l'Homme dans le Cuba de demain. De nombreuses vies en dépendent», conclut Erika Guevara-Rosas.

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