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Les propos de Justin Trudeau font réagir aux États-Unis

Agence France-Presse et TVA Nouvelles

Le premier ministre canadien Justin Trudeau était vivement critiqué samedi aux États-Unis pour avoir couvert de louanges le père de la révolution cubaine Fidel Castro disparu à l'âge de 90 ans.

Née à La Havane, l'élue américaine républicaine de Floride Ileana Ros-Lehtinen a comparé l'hommage de Justin Trudeau à «une lettre d'amour écoeurante».

«Vous n'avez pas perdu un être cher dans un peloton d'exécution. (...) Vous ne pouviez pas voter aux élections cubaines parce qu'il n'y a pas de partis politiques à Cuba. Le droit de manifester y est interdit. Il n'y a pas de liberté de presse. Aucune des libertés dont vous jouissez au Canada ou aux États-Unis n'existent à Cuba», a-t-elle réagi sur CNN.

Le sénateur de la Floride, Marco Rubio, a aussi réagi sur son compte Twitter.

«Est-ce que c'est une vraie déclaration ou une parodie?, at-il écrit, accompagnant son tweet d'un lien vers le communiqué de M. Trudeau.  Parce que si c'est une vraie déclaration du premier ministre du Canada, c'est honteux et embarrassant.»

Justin Trudeau était en visite à Cuba il y a tout juste dix jours mais n'avait pas été reçu par Fidel Castro malgré la profonde amitié entre son père, Pierre Elliott Trudeau et le père de la révolution cubaine.

Il y a quarante ans, en pleine Guerre froide et contre l'avis de Washington, M. Trudeau, alors premier ministre canadien, avait été le premier dirigeant d'un pays de l'Otan à se rendre à Cuba.

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