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Nombreuses réactions dans le monde

Agence France-Presse

Nombre de dirigeants politiques ont rendu hommage à une figure historique du XXe siècle, d'autres ont dénoncé les violations des droits de l'homme sous son régime: synthèse des réactions samedi dans le monde au décès de Fidel Castro.

«Sous l'ancien président Castro, Cuba a fait des avancées dans les domaines de l'éducation, de l'alphabétisation et de la santé», a déclaré le secrétaire général de l'ONU.

«L'Histoire jugera de l'impact énorme» de Fidel Castro, a réagi le président des États-Unis.

C'était «un dictateur brutal qui a opprimé son propre peuple», a estimé le président élu des États-Unis.

«Cet homme d'État émérite est à juste titre considéré comme le symbole d'une époque de l'Histoire moderne du monde», a dit le président russe.

«Le camarade Castro vivra éternellement», a assuré le président chinois.

Le pape a fait savoir dans un télégramme qu'il adressait des «prières au Seigneur pour son repos».

Il a été «l'une des personnalités les plus iconiques du XXe siècle», a estimé le premier ministre indien.

Il fut «une des figures historiques du siècle passé» et «le monde a perdu un homme qui était pour beaucoup un héros», a déclaré le président de la Commission européenne.

«Cuba n'a jamais menacé quiconque et ne veut que vivre sa propre vie. Nombreux sont ceux qui à tort ont haï et continuent de haïr Cuba pour son courage», a commenté le premier ministre slovaque, dont le pays préside actuellement l'Union européenne.

Il a été «un homme de détermination et une figure historique», a réagi la responsable de la diplomatie de l'Union européenne.

Il «avait incarné la révolution cubaine, dans les espoirs qu'elle avait suscités puis dans les désillusions qu'elle avait provoquées», a déclaré le président socialiste français, réclamant une levée totale de l'embargo contre Cuba.

Il avait «une stature historique», a souligné le chef conservateur du gouvernement espagnol.

«Une figure d'une indéniable importance historique», a noté le roi Felipe VI d'Espagne.

Les Canadiens «s'associent au peuple de Cuba dans le deuil après la perte d'un leader remarquable», a déclaré le premier ministre canadien, le qualifiant également de «leader plus grand que nature».

«Nous tous les révolutionnaires du monde devons poursuivre son héritage et reprendre le flambeau de l'indépendance, du socialisme, de la patrie humaine», a exhorté le président socialiste du Venezuela. «Fidel, pars serein, pars en paix, car nous sommes là», a-t-il encore dit.

«Sa résistance était devenue légendaire et a inspiré les leaders et les peuples dans le monde entier», a estimé le président syrien.

«Malgré sa disparition, les précieuses victoires qu'il a remportées resteront à jamais dans le coeur des peuples de nos deux pays et les coeurs de l'humanité progressiste», a déclaré le leader nord-coréen, selon un communiqué publié par l'agence de presse officielle KCNA.

C'était «un géant de l'Histoire» qui a défendu «la dignité des peuples du monde», s'est enflammé le président bolivien.

«Nous pleurons la mort de Fidel Castro», a indiqué le président colombien sur Twitter, tout en le remerciant pour sa «contribution» aux négociations de paix avec les rebelles marxistes des Farc.

«Le Commandant Fidel Castro était un vrai révolutionnaire qui a aidé à la libération et au développement socio-économique de l'Afrique et des pays en développement», a jugé la présidente de l'Union Africaine.

«Le président Castro s'est identifié avec notre combat contre l'apartheid», a rappelé le chef de l'État sud-africain.

Fidel Castro a été «une figure hors pair par son importance historique transcendantale», a jugé le président angolais.

C'est «une des plus remarquables personnalités du XXe siècle», s'est exclamé le chef de l'opposition au Kenya, dont le fils aîné, mort récemment, avait été prénommé Fidel en son honneur.

«Une page importante de l'histoire politique mondiale se tourne», il s'agit d'«un terme définitif à la Guerre froide», a commenté le premier ministre belge.

«Adieu commandant - Jusqu'à la victoire pour toujours des peuples», a lancé le premier ministre grec de gauche radicale.

C'était «une personnalité unique qui a combattu contre le colonialisme et l'exploitation», «un modèle des luttes pour l'indépendance des nations opprimées», a jugé le ministre iranien des Affaires étrangères.

Ce fut un «défenseur acharné (...) de la justice dans le monde», a estimé le président de l'Autorité palestinienne.

Il s'est illustré en «se levant contre l'Ouest et l'impérialisme», a dit le président philippin

. Pour la légende du football Diego Maradona, «c'est une journée horrible. On m'a annoncé la mort de celui qui était le plus grand, sans aucun doute (...) Je suis terriblement triste, parce qu'il était pour moi comme un second père».

. Pour Amnesty International, «les accomplissements de Fidel Castro, qui a ouvert l'accès aux services publics à des millions de Cubains, ont été contrebalancés par une répression systématique des libertés fondamentales (...)».

. Pour Mikhaïl Gorbatchev, le dernier président soviétique, «Fidel a résisté et a fortifié son pays au cours du blocus américain le plus dur».

. Pour l'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, il a été «un des hommes politiques contemporains les plus importants».

. Pour l'agence de presse officielle du Vietnam, il fut «le brillant miroir des mouvements d'indépendance et révolutionnaires des nations d'Amérique latine et du monde».

. Pour la Première dame et vice-présidente élue du Nicaragua Rosario Murillo, «choc est le mot qui traduit le mieux pour moi ce sentiment d'incertitude et d'incrédulité» face à la mort de Fidel Castro, allié et ami de son époux, le président Daniel Ortega.

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